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Yémen

Yémen: la guerre civile s’intensifie, les civils tombent par centaines

Des miliciens chiites Houthi à Sanaa, le 6 avril.
Des miliciens chiites Houthi à Sanaa, le 6 avril. AFP PHOTO / MOHAMMED HUWAIS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les combats entre les rebelles chiites et leurs différents adversaires ont fait plus de 540 morts et 1700 blessés depuis le début de leur offensive dans le sud du pays, le 19 mars. Les hôpitaux ont du mal à faire face, tandis que le bilan ne cesse de s’alourdir et que les combats s’intensifient.

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Selon un dernier bilan délivré par les Nations unies, au moins 540 personnes ont été tuées et 1700 autres blessées entre le 19 mars et le 3 avril dans les combats que se livrent les différentes factions qui s’affrontent au Yémen. Parmi ces victimes, l’ONU fait état d’au moins 217 civils tués et de 516 civils blessés, dont une grande partie tués lors des attentats suicide qui avaient été lancés contre deux mosquées de Sanaa fréquentées par des chiites Houthis, le 20 mars.

Combats de rue à Aden

Et le bilan risque de s’alourdir rapidement car les combats ne marquent aucune pause ces dernières heures, au contraire. Au moins 18 personnes ont été tuées au cours des combats qui se sont déroulés dans la nuit de lundi à mardi dans le sud du Yémen. A Aden, où les combats sont les plus intenses, les affrontements se sont concentrés dans le quartier d'Al Moalla. Le secteur a été repris par les forces loyales au président yéménite en exil, Abd-Rabbou Mansour Hadi, avec l'aide des forces navales de la coalition arabe qui les soutient.

Selon l'Agence France-Presse, qui cite des habitants d'Aden, ces forces navales sont entrées en action dans le courant de la nuit pour bombarder les positions tenues à Aden par les rebelles chiites et leurs alliés - les unités de l'armée yéménite restées fidèle à l'ancien président, Ali Abdallah Saleh.

Bombardements de la coalition arabe

Des affrontements se sont également déroulés dans la province de Lahij, à 25 kilomètres au nord d’Aden, où des avions de la coalition ont pilonné les positions rebelles. Des frappes aériennes ont également été menées ce mardi, dans le centre du pays, contre une base militaire sous le contrôle des miliciens chiites Houthis.

A l'est d'Aden, dans la province d'Abyane, ce sont des tribus fidèles au gouvernement qui affrontent les rebelles venus du Nord. Selon le gouverneur de la province, ces tribus projettent d'envoyer des renforts à Aden pour venir en aide aux combattants qui défendent la ville face aux insurgés Houthis.

L'aide humanitaire peine toujours à passer

« C'est à Aden que la situation est la plus catastrophique » et les combats de rue qui s’y livrent quotidiennement gênent l’évacuation des blessés, rapporte Marie-Elisabeth Ingres, responsable de Médecins sans frontières au Yémen. Pour Marie-Claire Feghali, porte-parole du comité international de la Croix-Rouge, la situation est « catastrophique » à Aden, où « la guerre a gagné tous les coins de la ville ». Sur le terrain, les secours ne parviennent pas à passer : la Croix-rouge internationale a obtenu le feu vert de la coalition arabe pour faire passer de l'aide par voie aérienne, mais attend toujours celui concernant un navire qui acheminerait de Djibouti à Aden une équipe de chirurgiens du CICR et de Médecins sans frontières. Deux avions de la Croix-rouge devrait acheminer 48 tonnes d'aide médicale et autres produits de première nécessité dans les deux jours à venir. Le premier avion doit décoller de Jordanie ce mercredi. Par ailleurs, un vol transportant des personnels médicaux est arrivé à Sanaa dès lundi, a annoncé le CICR ce mardi.

► à réécouter sur ce thème l'invité de la mi-journée sur RFI, Gilbert Potier de Médecins du Monde

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