Irak

Irak: à Ramadi, les combats font rage et la résistance s'organise

Des milliers d'Irakiens fuient les combats à Ramadi, dans la province d'al-Anbar, le 17 avril 2015.
Des milliers d'Irakiens fuient les combats à Ramadi, dans la province d'al-Anbar, le 17 avril 2015. REUTERS

Les combats continuent entre les forces de sécurité irakiennes et les jihadistes du groupe Etat islamique à Ramadi, la capitale de la province d’al-Anbar. Des milliers de gens fuient la localité. A l’arrière, dans la ville récemment libérée de Tikrit, des camions arrivent chaque jour pour apporter de la nourriture aux mobilisés. 27 000 combattants, dont 18 000 volontaires de la mobilisation populaire ont participé à la bataille de Tikrit.

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Avec notre envoyée spéciale à Bagdad,  Angélique Férat

Deux immenses camions-remorque vont de tour en tour dans le camp militaire de Speicher. A chaque arrêt, c’est le même scénario, les hommes viennent récupérer de l’eau, des dattes, du riz, du sucre, du thé, des vêtements et des couvertures.

Watheb al-Amood dirige une ONG d’aide aux orphelins. Il a réussi à collecter 30 000 dollars dans le sud irakien. La région a fourni le gros des volontaires pour combattre l’organisation Etat islamique. « Les gens du Sud sont de tout cœur avec les combattants qui sont ici, explique-t-il. Je suis très content de voir qu’ils promettent de combattre jusqu’au bout et qu’ils attendent d’aller combattre à Mossoul. La majorité des gars de Daesh [l’organisation Etat islamique, ndlr] sont des locaux : les gens de Mossoul et les gens d’al-Anbar ils sont avec le groupe Etat islamique, c’est pour ça qu’ils ne veulent pas que les gens du Sud viennent les libérer. »

Chaque jour, les mosquées locales distribuent également des repas gratuits et à Samara, la ville la plus proche, les jeunes combattants peuvent manger et boire gratuit. Il y a une distribution continue.

On dormait dans la rue, il n y a plus rien, Ramadi est détruite, on a laissé la région d'al-Anbar. L'organisation Etat islamique a pris le contrôle. On n'avait plus rien : il n y a pas de pain, pas d'essence, de fuel, de gaz, il n'y avait pas à manger. On a été assiégés pendant sept jours. Tout est détruit, le bétail est mort, les voitures, les maisons sont endommagées.

Témoignage d'un évacué de Ramadi

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