Syrie

Syrie: l'opération américaine, mine d'informations sur le groupe EI

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a qualifié l'opération des forces spéciales en Syrie de modèle à suivre.
La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a qualifié l'opération des forces spéciales en Syrie de modèle à suivre. REUTERS/Gary Cameron

L'opération au sol au cours de laquelle Abou Sayyaf a été tué samedi a permis d'obtenir une mine de renseignements sur les activités de l'organisation Etat islamique, ont révélé plusieurs membres du Congrès qui ont participé aux émissions politiques du dimanche.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Michael McCaul, qui préside la commission de la sécurité intérieure à la Chambre des représentants, a déclaré sur Fox News que les informations recueillies notamment à partir des ordinateurs saisis lors de l'attaque aideront les Etats-Unis à mieux comprendre la structure de l'organisation Etat islamique. Certains officiels américains estiment que les données obtenues sont plus importantes que la mort d'Abou Sayyaf.

Les Américains espèrent aussi obtenir de la femme du haut responsable, Umm Sayyaf, qui a été capturée, des détails sur le traitement des otages, et notamment de la jeune travailleuse humanitaire Kayla Mueller, tuée alors qu'elle était détenue par les jihadistes.

Sur ABC, la sénatrice Dianne Feinstein, qui siège à la commission du renseignement, a qualifié l'opération des forces spéciales de réussite parfaite et peut-être de modèle à suivre : « Je pense que si nous n'envoyons pas de troupes au sol, alors nous devons utiliser les forces spéciales pour aller chercher les renseignements et aussi pour pouvoir capturer les gens qui peuvent nous être utiles », a-t-elle indiqué.

Toutefois, le représentant Adam Schiff, l'alter ego de la sénatrice à la Chambre, a déclaré sur CNN qu'il ne faudrait pas recourir trop souvent à ce type d'opération qui est trop risquée si un Américain est capturé ou tué par le groupe jihadiste. Le succès des Américains en Syrie a par ailleurs été assombri par l'annonce de la chute de Ramadi aux mains du groupe EI que le Pentagone se refuse pour le moment à reconnaître, qualifiant la situation de mouvante et disputée.

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