Syrie

Après Palmyre, le groupe EI contrôle plus de 50% du territoire syrien

En Syrie, les jihadistes du Front al-Nosra affiliés à d'autres rebelles, ont pris un hôpital de la ville de Jisr al-Choughour dans le nord-ouest du pays.
En Syrie, les jihadistes du Front al-Nosra affiliés à d'autres rebelles, ont pris un hôpital de la ville de Jisr al-Choughour dans le nord-ouest du pays. REUTERS/Ammar Abdullah

Sans réelle résistance efficace, l'organisation Etat islamique poursuit son avancée en territoire syrien. Après avoir conquis Palmyre, les jihadistes auraient pris le contrôle de la frontière stratégique entre l'Irak et la Syrie. Le mouvement Etat islamique contrôle désormais plus de 50 % du territoire syrien selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

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Les hommes de l'Etat islamique ont diffusé ces dernières heures sur Internet une vidéo tournée à Palmyre. On peut y voir plusieurs cadavres d'hommes en uniforme, un drapeau noir du groupe jihadiste planté au sommet d'une maison ou encore les portraits lacérés du dirigeant syrien Bachar el-Assad et de son père Hafez el-Assad.

Selon un témoignage recueilli par l'Agence France-Presse, les jihadistes fouillent les maisons de Palmyre, à la recherche de personnes loyales au régime syrien. Un pouvoir qui, en quelques heures, a perdu cette ville emblématique, mais également un poste-frontière avec l'Irak, le dernier qu'il contrôlait encore.

L'armée de Bachar el-Assad essuie des revers militaires en série dans le nord, dans la région d'Idleb. Ce vendredi 22 mai, un hôpital, où 150 soldats et fonctionnaires syriens étaient retranchés avec leurs familles depuis près d'un mois, a été pris. Cela se passe dans la localité de Jisr al-Choughour. Et dans cette région, ce n'est pas l'organisation Etat islamique qui fait reculer l'armée syrienne, mais une alliance rebelle qui inclut notamment le Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda.

Face à cette situation, François Hollande, le président français, a renouvelé son appel à trouver une solution politique au conflit. Il réclame l'organisation d'un nouveau « round » de négociations pour résoudre la crise syrienne. Deux sessions de pourparlers ont déjà eu lieu à Genève entre l'opposition et le régime. Elles n'ont rien donné.

Nous devons agir pour trouver une solution politique en Syrie, et c'est ce que fait la France, et c'est ce qu'elle fait depuis longtemps.

François Hollande

A noter qu'un prêtre et l'un de ses collaborateurs ont été enlevés à Qaryatayn, dans la province de Homs. Il est de la même communauté que l'Italien Paolo Dall'Ogglio, disparu depuis près de deux ans dans les environs de Raqqa, dans l'est. Le père Jacques Mourad serait accompagné d'un autre chrétien originaire d'Alep, qui se trouvait avec lui pour l'aider.

Fathi Saleh

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