Irak

Ramadi: une contre-offensive irakienne bien mal nommée?

Les forces paramilitaires à majorité chiites se déploient au nord-ouest de Bagdad, le 26 mai 2015.
Les forces paramilitaires à majorité chiites se déploient au nord-ouest de Bagdad, le 26 mai 2015. AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

En Irak, les forces irakiennes aidées des milices chiites ont lancé mardi une opération destinée à isoler les jihadistes du groupe Etat islamique dans la province stratégique d'al-Anbar avant de tenter de reprendre sa capitale Ramadi. Mais déjà cette offensive s'annonce mal partie et provoque des critiques parce qu'elle néglige encore une fois la communauté sunnite.

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Les critiques viennent notamment des Etats-Unis et de la France. Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a fait appel aux Unités de mobilisation populaires, une force paramilitaire à majorité chiite, qui souvent vient en aide à l'armée irakienne, dont on souligne de plus en plus l’inefficacité et le manque d'ardeur à aller au combat.

Le problème est que cette offensive a été dénommée Labayka Ya Hussein que l'on peut traduire par « Nous répondons à ton appel ô Hussein ». L’imam Hussein est une des figures les plus marquantes du chiisme, ce qui fait bondir et Washington et Paris.

« Le régime irakien doit tenir ses engagements »

« Nous avons toujours dit que la clef pour la victoire, la clef pour expulser l'EI de l'Irak est un Irak unifié, qui se débarrasse de ses divisions communautaires, se mobilise contre la menace commune », a déclaré le porte-parole du Pentagone.

A Paris, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a eu ces mots : « Le régime irakien doit tenir les engagements qu'il a pris devant la coalition internationale contre les jihadistes de l'Etat islamique : mener une politique de rassemblement inclusive intégrant les différentes communautés du pays. »

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