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Arabie saoudite

Arabie saoudite: condamnation confirmée pour le blogueur Raif Badawi

Ensaf Haidar, lors d'une manifestation en faveur de la libération de son époux Raif Badawi.
Ensaf Haidar, lors d'une manifestation en faveur de la libération de son époux Raif Badawi. RFI/Marie-Laure Josselin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Cour suprême saoudienne confirme la condamnation à 1 000 coups de fouet et à dix ans de prison le blogueur Raif Badawi, malgré une mobilisation internationale sans précédent.

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Avec notre correspondante à Ryad, Clarence Rodriguez

C’est une décision sans appel que vient de prendre la Cour suprême à l’égard de Raif Badawi. On se souvient que, début février, cette même Cour avait renvoyé le dossier du blogueur saoudien devant la cour pénale. Son épouse, Ensaf Haidar et ses proches espéraient un nouveau procès ou voir la peine commuée définitivement ou rester en l’état.

Les juges confirment la condamnation du jeune blogueur saoudien à 1 000 coups de fouet et dix ans de prison. Il y a quatre ans , Raif Badawi avait été condamné pour insultes à l’islam alors qu’il animait des débats relatifs aux questions religieuses et politiques sur son site internet.

Malgré une mobilisation internationale sans précédent, la Cour suprême n’a donc pas tenu compte des appels à la clémence. Des Saoudiens interrogés « estiment que la surmédiatisation de Raif Badawi aurait agacé les autorités. » Cela aurait-il été contreproductif  ? « Non », estime Nicolas Krameyer, responsable du programme « personnes en danger » à Amnesty International France, elle était nécessaire et l'est plus que jamais.

« Honnêtement, cette peine était déjà inique quand elle a été prononcée, estime Nicolas Krameyer. Il faut se rappeler que Raif Badawi, c’est un jeune blogueur qui n’a fait qu'ouvrir un blog qui prônait des idées libérales et de tolérance. Depuis janvier où il a reçu ses 50 coups de fouet et que la peine a été suspendue, on pouvait espérer que la mobilisation internationale avait aussi fait entendre raison à l’Arabie saoudite.» 

Ce dimanche, Amnesty International dénonce une « journée noire pour la liberté d'expression ». « Aujourd’hui nous avons une profonde tristesse et une profonde colère face à une décision qui nous apparait tout simplement incompréhensible », concède Nicolas Krameyer.

Dans trois semaines, c’est le ramadan. Il est de coutume que le souverain saoudien gracie des prisonniers. Serait-ce là l’ultime espoir pour le jeune blogueur ? Amnesty International veut y croire pour Raif Badawi et pour d’autres prisonniers : « On ne peut rien prédire aujourd’hui. La décision de la Cour suprême nous incline plutôt à penser que c’est un durcissement du régime qui est en train de se produire depuis l’arrivée du roi Salmane au pouvoir. »

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