Iran / Nucléaire

Nucléaire iranien: «de nombreuses divergences » avec les 5+1

Lors d'une conférence de presse, le président iranien Hassan Rohani (ici le 9 avril 2015) a accusé les pays occidentaux de marchander.
Lors d'une conférence de presse, le président iranien Hassan Rohani (ici le 9 avril 2015) a accusé les pays occidentaux de marchander. AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les négociations entre les représentants de l'Iran et ceux des pays du groupe 5+1 continuent à Vienne pour tenter d'aplanir les désaccords entre l'Iran et pays du groupe 5+1 moins de 20 jours avant la date butoir du 30 juin. Mais le président iranien Hassan Rohani a reconnu que les points de divergences étaient encore nombreux entre les deux parties.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Hassan Rohani a profité de sa conférence de presse marquant le deuxième anniversaire de son élection pour souligner que les points de divergences entre l'Iran et les grandes puissances étaient encore nombreux dans les négociations nucléaires. « De mon point de vue, le cadre voulu par la République islamique d'Iran a été accepté par les pays du groupe 5+1. Mais dans les détails, nous avons de nombreuses divergences qui doivent être réglées », a admis le président iranien.

Le président Rohani a ajouté que l'Iran était sérieux dans les négociations mais n'était pas prisonnier du calendrier. Il a également accusé les pays occidentaux de marchander pour tenter d'arracher le maximum de concessions de la part de l'Iran d'ici la fin du mois de juin.

Tout en se disant optimiste, le président iranien a reconnu que même en cas d'accord d'ici la date butoir de fin juin, il faudra plusieurs mois pour faire appliquer l'accord et obtenir la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. Ce qui va certainement donner encore plus d'arguments à ceux qui critiquent la méthode choisie par le gouvernement pour mener les négociations.


France : l’opposition iranienne en exil s’oppose au programme nucléaire

Comme chaque année, l’opposition iranienne en exil, réunie au sein du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a organisé ce samedi son rassemblement en France, en l’occurrence à Villepinte, au nord de Paris. Et comme chaque année, elle a vu les choses en grand. Musique, écrans géants, une cérémonie grandiose dirigée par la présidente de ce mouvement Marayma Radjavi, très critique à l’égard du régime des mollahs. « Le peuple iranien ne veut ni la bombe atomique, ni l’ingérence en Irak, ni l’ingérence en Syrie et au Yémen, ni la tyrannie, ni la torture, ni les entraves des chaînes », lance-t-elle au micro devant des dizaines de milliers de personnes venues d’Europe, mais aussi des Etats-Unis et d’Australie.

Maryam Radjavi s’exprime en nom du peuple iranien. Pourtant, en République islamique, peu de gens soutiennent cette opposition en exil. Le programme nucléaire, par exemple, est décrié par le CNRI, mais en Iran une majorité de la population soutient le régime à ce sujet. Regrettable, estime Sara Nouri Meshkati, une jeune opposante franco-iranienne : « C’est facile quand on ne donne pas à son peuple l’accès aux communications extérieures de lui faire croire qu’il a effectivement besoin du nucléaire civil et que sans ça, sa situation ne s’améliorera pas. »

Sur fond de slogans hostiles au régime des mollahs, Sara affirme également que l’opposition en exil est aujourd’hui la seule alternative la jeunesse iranienne qui représente plus de la moitié de la population.

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