Yémen

Crise au Yémen: à Genève, un délégué soupçonné de liens avec al-Qaïda

Sur cette photo prise le 15 juin 2015 à Genève, on peut voir  Abdelwahab al-Humayqani, soupçonné par les Etats-Unis de liens financiers avec al-Qaïda, serrer la main du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Sur cette photo prise le 15 juin 2015 à Genève, on peut voir Abdelwahab al-Humayqani, soupçonné par les Etats-Unis de liens financiers avec al-Qaïda, serrer la main du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

Le chef d'un parti islamiste salafiste au Yémen, inscrit sur la liste noire du Trésor américain pour des liens financiers présumés avec al-Qaïda, fait partie de la délégation du gouvernement yéménite en exil aux négociations de paix organisées cette semaine par l'ONU à Genève.

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Abdelwahab el-Humayqani figure sur une photo à côté du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Il a pourtant été inscrit en décembre 2013 sur la liste noire du gouvernement américain. Les Etats-Unis le soupçonnent d'avoir financé Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa). Il dirige une association caritative, al-Ihsan, qui reçoit des fonds des pays du Golfe et notamment d'Arabie saoudite.

Originaire de la province d'al-Baïda dans le centre du Yémen, où Aqpa est influent, cet islamiste radical avait nié, lorsqu'il avait été placé sur la liste noire du Trésor américain, soutenir al-Qaïda. Abdel Wahab al-Humayqani a participé à l'ouverture des négociations de paix sur le Yémen lundi à Genève, où on a pu le photographier aux côtés du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Gouvernement en exil

Il figure sur la liste des délégués du gouvernement en exil, en tant que représentant du parti salafiste al-Rachad. Or les Houthis sont quasiment les seuls à se battre contre al-Qaïda au Yémen, contrairement aux Saoudiens, pas fâchés qu'al-Qaïda s'en prenne aux Houthis.

L'ONU, qui tente de parvenir à un arrêt des combats au Yémen, essaie toujours de persuader les représentants de la rébellion chiite de prendre part aux négociations avec les représentants du gouvernement en exil, les deux parties affichant des positions apparemment inconciliables.

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