Arabie saoudite

WikiLeaks va publier des documents secrets qui font trembler Riyad

Le site créé par Julian Assange (ici en 2009 à Copenhague) ne précise pas comment il s'est procuré ces documents. Il fait seulement allusion à un piratage informatique, dont le royaume aurait été victime, revendiqué par un groupe du nom de Yemeni.
Le site créé par Julian Assange (ici en 2009 à Copenhague) ne précise pas comment il s'est procuré ces documents. Il fait seulement allusion à un piratage informatique, dont le royaume aurait été victime, revendiqué par un groupe du nom de Yemeni. Flickr Creative Commons/Daryl Yeoh

En Arabie saoudite, les dirigeants du royaume redoutent la publication annoncée par Wikileaks de quelque 60 000 documents secrets et menacent de s'en prendre à quiconque relaierait ces informations.

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Wikileaks assure être en possession de 60 000 documents comportant des communications d'ambassades, des échanges de courriers électroniques entre diplomates et des notes préparées par d'autres organismes du royaume saoudien. Ils contiennent aussi des discussions sur la position de l'Arabie saoudite dans les questions régionales ou sur les moyens d'influencer les médias.

Depuis la divulgation de ces documents, les autorités saoudiennes ne dorment plus et mettent en garde contre la diffusion de « documents qui pourraient être des faux ». L'avertissement, diffusé par le ministère des Affaires étrangères, ne conteste toutefois pas directement l'authenticité des documents.

Près de 500 000 documents secrets

Un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères prévient que l'Arabie saoudite « ne permettra pas aux ennemis de l’État (...) de partager ou publier » les documents, dont « beaucoup ont été fabriqués de manière très grossière ». Le ministère ajoute qu'une enquête est en cours pour déterminer l'origine de ces fuites et qu'il engagera des poursuites contre les personnes impliquées. Celles-ci pourraient encourir des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.

Malgré tout, le cauchemar ne fait que commencer pour les autorités saoudiennes. WikiLeaks affirme détenir au total un demi-million de notes confidentielles et annonce qu'elles seront bel et bien mises en ligne.

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