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Turquie / Irak

Les Kurdes d’Irak ne veulent plus du PKK

Des membres du PKK examinent une zone bombardée par l'armée turque, dans le nord de l'Irak, le 29 juillet 2015.
Des membres du PKK examinent une zone bombardée par l'armée turque, dans le nord de l'Irak, le 29 juillet 2015. AFP PHOTO / SAFIN HAMED
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis maintenant plus d’une semaine, l’armée de l’air turque procède à des bombardements des positions militaires en Irak des rebelles séparatistes du PKK, le Parti des travailleurs kurdes. Des bombardements qui irritent les Kurdes d’Irak qui demandent au PKK de quitter leur territoire.

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« Le PKK doit éloigner son champ de bataille du Kurdistan irakien pour que les civils ne deviennent pas des victimes de cette guerre ». Voilà les termes du communiqué du bureau du président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, envoyé samedi matin. Son parti, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), autorise depuis longtemps les combattants du PKK à se réfugier dans les montagnes du Kurdistan irakien et à y établir leurs camps. Mais désormais, il y va de la vie des civils.

Depuis le 24 juillet dernier, l’aviation turque pilonne les positions des combattants du PKK présents dans cette région. Tôt samedi matin, des avions de combat F16 ont ainsi visé le village de Zarkel, à l’est d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Selon des responsables locaux, six personnes seraient décédées dont deux femmes qui n’étaient pas liées au PKK. Un bilan confirmé par un médecin et responsable des services de santé dans la localité de Soran qui parle de huit blessés en plus des six décès.

Si environ 260 combattants séparatistes kurdes ont perdu la vie depuis une semaine, on ne connaît pas le nombre de victimes civiles. Mais n'ayant pas été averties de ces opérations, les autorités du Kurdistan irakien n’ont pas été en mesure de protéger les populations civiles. Qui plus est, de nombreux réfugiés fuyant l’organisation Etat islamique se réfugient dans cette région, ce qui accroit d’autant plus le risque de victimes collatérales.

Les autorités du Kurdistan irakien appellent également Ankara et le PKK à relancer le processus de paix qui a volé en éclats après l'attentat de Suruç. En visite à Washington, le responsable des relations extérieures du gouvernement, Falah Mustafa, a ainsi enjoint la Turquie de chercher une solution négociée. Selon lui, la campagne de bombardements de l’armée de l’air turque ne mènera, « qu’à une escalade de la tension ». « Nous ne pensons pas que cela aidera à régler la situation […] Le meilleur moyen d’avancer serait des pourparlers de paix », estime-t-il.

Si Falah Mustafa a tenu a salué la décision de la Turquie de participer à la campagne de bombardements contre les jihadistes de l’organisation Etat islamique, il juge que les opérations visant le PKK ne sont en aucuns cas liées. Le Kurdistan irakien se retrouve donc désormais pris entre deux feux.

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