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Migrants

Migrants: les monarchies du Golfe et la politique de la porte close

Le camp d'Azraq est le deuxième plus grand camp de réfugiés syriens en Jordanie, qui en accueille plus de 600 000. A l'opposé des monarchies du Golfe, qui n'en accueillent aucun.
Le camp d'Azraq est le deuxième plus grand camp de réfugiés syriens en Jordanie, qui en accueille plus de 600 000. A l'opposé des monarchies du Golfe, qui n'en accueillent aucun. REUTERS/Muhammad Hamed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Où et comment accueillir les réfugiés qui fuient leurs pays en guerre ? La question se pose aujourd'hui en Europe mais pas seulement. Au Moyen-Orient, des voix s'élèvent pour critiquer la politique des monarchies arabes du Golfe.

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Une carte circule sur les réseaux sociaux ces jours-ci. On y voit le nombre de réfugiés syriens accueillis par les pays de la région. Près de 2 millions en Turquie, plus d'un million au Liban et plus de 600 000 en Jordanie. Mais le chiffre tombe à zéro pour l'Arabie saoudite, le Qatar et les autres monarchies du Golfe.

Cherif El Fayed est en charge de la question des réfugiés à Amnesty International. « Il y a 4 millions de réfugiés syriens au Moyen-Orient et ce qui est honteux, c’est que les pays du Golfe n’ont pas pris un seul réfugié syrien ces quatre dernières années. On penserait que les pays du Golfe, qui sont assez riches, très près géographiquement et proches de la Syrie en terme de langage, de religion, en prendraient un grand nombre. Mais ils n’en ont pris aucun. Alors qu’ils devraient en prendre des dizaines de milliers. »

Les monarchies du Golfe ne sont pas signataires des conventions des Nations unies sur les réfugiés. Elles se méfient d'un afflux de migrants alors que les citoyens des ces pays sont déjà minoritaires parmi des millions de travailleurs étrangers installés dans le Golfe.

Enfin, les Etats de la région s'inquiètent du risque de déstabilisation politique que pourrait représenter l'accueil de nouveaux immigrants. Reste à savoir si les riches monarchies pétrolières pourront maintenir longtemps cette politique de la porte close.

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