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Syrie / France

Frappes françaises en Syrie: le récit de l'opération

Les cinq Rafale étaient partis de la base d'al-Dhafra aux Emirats Arabes Unis.
Les cinq Rafale étaient partis de la base d'al-Dhafra aux Emirats Arabes Unis. AFP PHOTO / ECPAD
3 mn

Pour la première fois ce dimanche 27 septembre, la France a mené des frappes aériennes en Syrie. Un camp de jihadistes près de Deir Ezzor « a été en totalité détruit » par six avions de l'armée de l'air française, a annoncé le président François Hollande depuis New York.

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Dimanche matin, cinq Rafales décollent de leur base d'al-Dhafra aux Emirats Arabes Unis. Ils sont rejoints par leur avion ravitailleur. Car la cible est à 1 500 kilomètres de la base de départ. Il s’agit d’un camp d'entraînement de l'organisation Etat islamique au sud de la ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie.

Il est 6h30 heure de paris (7h30 locale) lorsque les avions français arrivent sur l'objectif. Ils commencent à lâcher leurs bombes, dont des armes guidées AASM (armement air-sol modulaire). « La cible est totalement détruite », affirme le président de la République François Hollande.

A Paris toutefois, l'état-major n'est pas en mesure de préciser le nombre de combattants jihadistes tués lors du raid. Mais il assure que le camp avait fait l'objet de « reconnaissances préalables » et qu'il était « occupé et actif », souligne l’état-major des armées. Un avion Atlantique 2, qui peut servir de poste de commandement volant, a également suivi la mission.

« L'attaque a été sans conséquence pour la population civile », assure François Hollande. Deir Ezzor, première cible de l'armée de l'air française en Syrie, a été prise il y a un an par l'organisation Etat islamique. Seule une poignée de militaires syriens vivent retranchés autour de l'aéroport. Un millier, disent les experts. « L'armée syrienne les ravitaille, mais ne mène plus de raids à partir de ce terrain d'aviation », confirme une source militaire française de haut niveau. Deir Ezzor est un carrefour situé à 150 kilomètres de l'Irak, la province d'al-Anbar, où l'armée française combat également les jihadistes depuis l'an dernier.

Pour ce premier raid en Syrie, l'Elysée assure que l'armée française a agi dans « le cadre de la légitime défense, contre une organisation qui menace la sécurité de la France ». Ces frappes auront-elles une réellement efficacité à long terme ou vont-elles au contraire accentuer l'action des mouvements terroristes contre la France ?

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