SYRIE/FRANCE

Nouvelles frappes françaises contre l'EI en Syrie

Des Rafales français.
Des Rafales français. JEAN-LUC BRUNET/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'armée française a mené dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle frappe contre un camp d'entraînement de l'organisation Etat islamique (EI), à Racca, « capitale » des combattants jihadistes en Syrie, annonce-t-on à Paris. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a souligné l'importance de combattre « l'adversaire principal ».

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Depuis le 27 septembre dernier, et le raid sur le camp d’entraînement de l’organisation de l’Etat islamique près de Deir Ezzor, la France n’avait plus frappé en Syrie. Des vols de reconnaissance ont eu lieu mais pas de bombardement. Ce vendredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce un nouveau raid survenu dans la nuit du 8 au 9 octobre, cette fois-ci la ville de Raqqa était la cible. Il s'agit de la base arrière de l’organisation par laquelle sont passés de nombreux français jihadistes

C’est un centre d’entraînement dédié aux opérations suicide, précise l’état-major à Paris. Le ministre français de la Défense le rappelait ce vendredi matin sur la radio Europe 1. « La menace pour la France c’est Daech. C’est en Syrie que s’organisent potentiellement des attentats, que s’organise la formation de combattants étrangers dont la mission est de venir nous frapper ici. L’ennemi de la France c’est Daech. »

« Bachar c’est l’ennemi de son peuple »

Ce sont deux frappes françaises sur la Syrie, en 12 jours, comparés aux 112 bombardements menés par les Russes lors de leur première semaine de frappes. Mais le ministre Jean-Yves Le-Drian s’étonne des cibles choisis par les Russes. « Les actions militaires russes depuis une dizaine de jours ne visent pas Daech. Elles visent en priorité la sécurité de Bachar el-Assad. »

Le ministre de la Défense a, par ailleurs, assuré : « Bachar, c’est l’ennemi de son peuple depuis longtemps. Bachar est le point de départ du chaos. Bachar a éliminé 250 000 Syriens. Et nous, nous estimons que c’est Daech notre adversaire principal. C’est notre ennemi, parce que c’est Daech qui menace notre propre sécurité. »

A Paris, l’état-major assure toujours qu’il n’y aucune coordination entre la France et la Russie qui utilisent pourtant le même espace aérien pour mener leurs frappes respectives sur la Syrie. La Russie a d’ailleurs déployé en Russie des intercepteurs Sukhoi 30 et des missiles de défense aérienne.

→ A (re)lire : Les frappes françaises en Syrie contre le groupe EI en trois questions

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