France

Frappes françaises en Syrie: Manuel Valls visite une base jordanienne

Le Premier ministre français a rencontré son homologue jordanien, Abdullah Ensour, ce dimanche 11 octobre à Amman.
Le Premier ministre français a rencontré son homologue jordanien, Abdullah Ensour, ce dimanche 11 octobre à Amman. REUTERS/Muhammad Hamed
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Premier ministre français Manuel Valls a décidé de se rendre, en compagnie du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, sur une base militaire jordanienne où sont positionnées des troupes et des avions français dans le cadre de la lutte contre l'organisation Etat islamique en Syrie. Une base de laquelle peuvent partir des frappes.

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Avec notre envoyée spéciale à AmmanValérie Gas

La lutte contre l’organisation Etat islamique est un objectif partagé par la France et la Jordanie. Cette question a d’ailleurs été l’une des premières abordées par Manuel Valls et le roi Abdallah, dès l’arrivée du Premier ministre français à Amman. Dans un salon de l’aéroport, les deux hommes ont fait le point sur la crise syrienne et examiné la situation concrète sur le terrain à l’aide de cartes.

Manuel Valls sur une base militaire jordanienne

Des cartes où le Premier ministre aura certainement pu voir la localisation de la base militaire jordanienne, où il doit rendre visite lundi aux troupes françaises. A entendre Manuel Valls, cette étape militaire qui illustre la coopération franco-jordanienne, est au cœur de ses prérogatives et elle était rendue incontournable par le début des frappes sur la Syrie. « Nous avons décidé d’engager nos avions, nos Rafale et nos Mirage, pour frapper Daesh, puisque Daesh prépare depuis la Syrie des attentats contre la France. »

Frappes contre des camps d'entraînement en Syrie

Il s’agit donc selon Manuel Valls de légitime défense et cela justifie de prendre le risque de tuer des Français ayant rejoint l’organisation Etat islamique : «Nous ne frappons pas une nationalité en particulier, nous frappons tous ceux qui aujourd’hui préparent des attentats contre la France. Tous ceux qui rejoignent ces camps d’entraînement. Tous ceux qui rejoignent Daesh doivent savoir qu’ils peuvent demain être frappés. Nous ne demandons pas le passeport à telle ou telle personne. Mais nous frappons ceux qui préparent les attentats contre la France. Les choses sont extrêmement précises, très simples, et démontrent la détermination de la France. Et n’avons pas, à ce stade, à donner plus d’informations et plus d’explications. » En chef de guerre, Manuel Valls assume cette position. Il veut envoyer un message à tous ceux qui, en France, seraient tentés de rejoindre la Syrie, une opération dissuasion.

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