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Syrie / ONG

Syrie: Amnesty accuse les forces kurdes de «crimes de guerre»

Une char des forces kurdes syriennes à l'entrée de la ville de Tal-Abyad, le 14 juin 2015.
Une char des forces kurdes syriennes à l'entrée de la ville de Tal-Abyad, le 14 juin 2015. REUTERS/Rodi Said
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Selon Amnesty International, les forces kurdes, qui combattent le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le nord et le nord-est de la Syrie, se sont rendues coupables d'actes assimilables à des « crimes de guerre ». L'ONG estime que les forces kurdes syriennes n'ont pas hésité à punir les populations qui avaient soutenu l’organisation Etat islamique, pour la plupart contre leur gré.

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Selon l'ONG, une mission envoyée dans 14 villes et villages de ce secteur de Syrie « a découvert une vague de déplacements forcés et de destructions de maisons qui constituent des crimes de guerre commis par l'administration autonome » kurde syrienne. Selon Nina Walch, responsable des crises à Amnesty International, la branche armée du parti de l’Union démocratique kurde, le PYD, qui a notamment combattu le groupe Etat islamique à Kobane, n’aurait pas hésité à punir les populations qui avaient soutenu l’organisation Etat islamique, pour la plupart contre leur gré. D'après « les témoignages que l’on a pu avoir, les gens nous ont dit que, peut-être, une toute petite minorité les a vraiment soutenus ou ont sympathisé avec l’Etat islamique mais la grande partie des gens nous ont dit : " on n’avait pas le choix, ils se sont implantés chez nous, on ne les voulait pas mais voilà, ils se sont implantés dans le village " », explique-t-elle. 

Village détruit à 94%

D'après des images satellite examinées par l'organisation de défense des droits de l'homme basée à Londres, « la ville Housseiniya (nord-est), dans laquelle on voit très bien que [...] il y avait 225 bâtiments encore en juin 2014, il en reste 14 en juin 2015. Ce n’était pas nécessaire d’un point de vue militaire, du coup nous pouvons même parler de crimes de guerre commis par cette administration autonome », précise par exemple Nina Walch. Déjà montrées du doigt pour ces agissements, les forces kurdes syriennes répondent régulièrement que ces accusations portent sur des « cas isolés ».

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