Arabie saoudite / France

Défense: des promesses de Riyad, mais pas vraiment de contrats

En juin, l'Arabie saoudite s'était engagée à acheter six frégates FREMM (photo), mais depuis rien n'a été signé.
En juin, l'Arabie saoudite s'était engagée à acheter six frégates FREMM (photo), mais depuis rien n'a été signé. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement français a annoncé mardi avoir engrangé 10 milliards d'euros de contrats avec l'Arabie saoudite à l'occasion de la visite du Premier ministre Manuel Valls. Mais plusieurs restent à finaliser, et des interrogations subsistent autour de plusieurs affaires en suspens entre Paris et Riyad en matière de défense. Confrontée à une baisse des cours du pétrole, l'Arabie saoudite est par ailleurs engagée dans une guerre à l'issue incertaine au Yémen.

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Si Riyad a participé ces derniers mois au réarmement de l'armée égyptienne en cofinançant le contrat pour les deux Mistral et les Rafale, le royaume wahhabite reste plus mesuré quant à ses propres dépenses en matière de défense. Lors de la visite du prince héritier Mohamed ben Salman a Paris en juin dernier, l'achat de six frégates multimissions avait été évoqué. Aucune confirmation à ce stade. La négociation promet d'être longue même si le partenariat entre la marine française et la marine saoudienne reste solide.

D'ailleurs, Riyad confirme sa volonté de commander d'ici la fin de l'année 30 patrouilleurs rapides fabriqués entre autres par DCNS. Un contrat évalué à 600 millions d'euros, soit un montant à peine supérieur à une seule frégate FREMM.

Autre avancée, cette fois-ci sur les satellites d'observation et de communication avec l'annonce de négociations exclusives avec Thales. Un dossier sensible : un satellite civil peut être aussi un satellite-espion.

Enfin, dans le domaine des hélicoptères, pas un mot sur l'achat d'une trentaine de Super Puma fabriqués par Airbus. Peut-être une forme de compensation à l'achat de machines comparables par le Liban dans le cadre du contrat Donas signé entre Paris, Riyad et Beyrouth fin 2014. Un contrat annoncé en grand pompe à Paris, mais qui connaît d'importants retards.

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