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Yémen

Yémen: une cargaison de MSF bloquée par les Houthis aux portes de Taëz

Seuls six des vingt hôpitaux que comptait auparavant Taëz, une ville de plus de 600.000 habitants, continuent à fonctionner, et souvent partiellement, indique MSF.
Seuls six des vingt hôpitaux que comptait auparavant Taëz, une ville de plus de 600.000 habitants, continuent à fonctionner, et souvent partiellement, indique MSF. AFP PHOTO / AHMAD AL-BASHA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les combats se poursuivent dans le sud du Yémen, à Taëz, troisième ville du pays et point clé de la route vers la capitale Sanaa. Les rebelles tiennent la ville que pilonne la coalition menée par l'Arabie saoudite, empêchant toujours l’ONG française Médecins sans frontières (MSF) de livrer de l'aide à deux hôpitaux de la ville.

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Voilà plus de deux mois que l’aide médicale de MSF n’arrive plus à Taëz. Malgré plusieurs semaines d’intenses négociations avec les rebelles houthis, deux camions de l’organisation sont bloqués depuis dimanche soir à l’entrée d’une enclave, où se trouvent deux des six hôpitaux encore debout dans cette ville de 600 000 habitants.

« La situation que nous vivons depuis le mois d’août au niveau de cette enclave n’est pas acceptable, estime Tarak Bach Baouab conseiller aux affaires humanitaires pour MSF au bureau d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Nous travaillons dans tous le pays dans des zones contrôlées par les Houthis comme dans des zones qui sont contrôlées par la coalition menée par l’Arabie saoudite, c’est seulement sur cette enclave de Taëz où nous expérimentons beaucoup de difficultés à fournir ces hôpitaux qui ont un besoin important. »

L’embargo sur les armes imposé au Yémen par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ressemble aujourd’hui à un blocus et Taëz ne fait pas exception. Manque d’eau, de carburants, de produits alimentaires et maintenant de consommables médicaux indispensables dans une ville sous les bombes.

« Les bombardements sont constants, poursuit Tarak Bach Baouab. Les deux derniers jours, il y a eu environ 96 blessés de guerre dans la zone et une quinzaine de morts. Sans les sutures, sans les anesthésiants, tout ce qui permet de mettre ne place la chirurgie, des dizaines de personnes vont perdre leur vie alors que ce n’est pas nécessaire. »

Des vies qui ne pourront pas être sauvées faute d’équipement. Rien qu’à Taëz où MSF travaille depuis mai dernier, 3 644 blessés ont pu être soignés dans des établissements médicaux soutenus par l’ONG française.

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