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Bahreïn

Malgré les promesses, la torture continue à Bahreïn

Le roi de Bahreïn Hamed ben Issa al-Khalifa et son héritier Salmane.
Le roi de Bahreïn Hamed ben Issa al-Khalifa et son héritier Salmane. REUTERS/Hamad I Mohammed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch dénonce la torture et les mauvais traitements infligés aux détenus dans les prisons de Bahreïn. Malgré les engagements pris par le pouvoir au lendemain de la vague de contestation de 2011, rien ne semble avoir changé dans l’émirat.

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Bahreïn est une nouvelle fois épinglé pour violation des droits de l’homme. Dans un rapport, Human Rights Watch dénonce le recours à la torture contre des détenus dans le petit émirat du Golfe. Des pratiques courantes selon Nadim Houry, responsable Afrique du Nord et Moyen-Orient de l’ONG.

« Le rapport montre 14 cas de torture qui ont été documentés. Il y a beaucoup de gens qui sont détenus parce que des manifestations continuent à Bahreïn. D’autres qui sont parfois accusés d’actes contre la famille régnante. Ce sont des activistes et des manifestants », assure-t-il.

Cette petite monarchie avait déjà été montrée du doigt une première fois pour violation des droits de l’homme après les événements de 2011. Le pays avait été secoué par des contestations lors du printemps arabe.

Organe de surveillance inefficace

Un mouvement de protestation mené par l’opposition chiite réclamait des réformes politiques et l’établissement d’une monarchie constitutionnelle. La mobilisation avait été réprimée dans le sang par les autorités. Le pouvoir avait promis de prendre des mesures, mais en quatre ans rien n’a changé ou presque.

« Après 2011, Bahreïn avait mis en place des institutions qui avaient selon eux mis fin à la torture. Et malheureusement, ces paroles n’ont pas été crédibles, la torture continue à Bahreïn et la culture d’impunité qui existait avant continue aujourd’hui », déplore Nadim Houry.

Ces institutions, des organes de surveillance chargés de poursuivre les responsables en cas de torture, ne servent absolument à rien selon Human Rights Watch qui pointe leur manque d’indépendance.

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