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Syrie

Syrie: des négociations déjà menacées

Le mouvement de Zahrane Allouche, tué la semaine dernière, était l'un des rares groupes islamistes à avoir assisté à Ryad à une réunion des principaux mouvements de l'opposition.
Le mouvement de Zahrane Allouche, tué la semaine dernière, était l'un des rares groupes islamistes à avoir assisté à Ryad à une réunion des principaux mouvements de l'opposition. REUTERS/Bassam Khabieh
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après la mort du puissant chef rebelle syrien, Zahrane Allouche vendredi, les négociations de paix sur la Syrie prévues par l'ONU le 25 janvier prochain à Genève sont menacées, selon les experts.

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Le mouvement de Zahrane Allouche, Jaïch al-Islam, était l'un des rares groupes islamistes à avoir assisté à Ryad à une réunion des principaux mouvements de l'opposition et à avoir accepté le principe de négociations avec le régime de Bachar el-Assad. Les discussions annoncées par l'ONU sont compromises : l'opposition syrienne est plus que jamais fragmentée.

« Cette opposition syrienne est travaillée par de nombreuses lignes de fractures : entre laïcs et religieux, entre opposition de l’intérieur et opposition de l’exil, entre ceux qui acceptent une intervention militaire occidentale et ceux qui la refusent. Il n’y a pas de consensus sur la Syrie de demain », constate Karim Bitar, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques.

L'absence du peuple syrien

Et le chercheur de pointer du doigt la principale lacune des négociations qui doivent s’ouvrir : l’absence du peuple syrien. « Les Syriens sont en quelque sorte au menu au lieu d’être assis autour de la table. »

« Ce sont essentiellement des négociations entre les puissances régionales et internationales qui ont toutes leurs intérêts à défendre, mais on ne voit pas très bien qui à cette table de négociations représente l’intérêt du Syrien moyen qui est désespéré après cinq années de guerre sanglante et qui ne se reconnaît ni dans le régime d’Assad, ni dans Daesh, ni dans aucune des forces de cette opposition, actuellement largement inféodée à des puissances étrangères », poursuit le chercheur.

Malgré la mort de Zahrane Allouche, le médiateur de l'ONU Staffan de Mistura a annoncé samedi, dans un communiqué, avoir « intensifié ses efforts » avec pour objectif de « commencer les discussions inter-syriennes le 25 janvier à Genève ». Auparavant, le président syrien s'était dit prêt à participer aux pourparlers, mais il attendait de savoir quelles formations de l'opposition allaient se joindre à la table.

Ces négociations font partie d'une feuille de route adoptée le 19 décembre par les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies afin de trouver une solution politique au conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.

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