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Jordanie

Jordanie: les réfugiés syriens pourront travailler

Des réfugiés syriens coincés entre les frontières jordaniennes et syriennes, attendent de passer en Jordanie, près de la ville de Ruwaished, à l'est de la capitale Amman, le 14 janvier 2016.
Des réfugiés syriens coincés entre les frontières jordaniennes et syriennes, attendent de passer en Jordanie, près de la ville de Ruwaished, à l'est de la capitale Amman, le 14 janvier 2016. REUTERS/Muhammad Hamed
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Premier ministre jordanien a présenté dimanche 7 février devant la presse et devant le Parlement le résultat de la conférence de Londres sur la crise syrienne. Résultat positif, la communauté internationale augmente son soutien à la Jordanie. En retour, celle-ci va entrouvrir le marché du travail aux réfugiés syriens.

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De notre correspondante à Amman,  Angélique Ferrat

Les donateurs ont promis 9 milliards de dollars à Londres pour la crise syrienne. Un engagement record qui vient cependant après cinq années de sous-financement de l'aide humanitaire. Les pays hôtes attendaient eux aussi beaucoup de cette conférence. Tous avaient prévenu : la pression est trop forte, ils ne peuvent plus continuer sans aide et investissements substantiels.

La Jordanie semble avoir été entendue. Elle a obtenu des promesses d'aides directes, des prêts à taux préférentiels et la promesse d`investissements dans son secteur économique : 700 millions de dollars d'aides chaque année pendant trois ans pour améliorer les services, agrandir ses écoles pour accueillir plus d'enfants syriens, améliorer le réseau d'eau ou les routes, continuer à assurer les services de base dans les villes et villages où vivent les réfugiés.

Les Syriens pourront travailler

En contrepartie, la Jordanie s'engage, et c'est là la véritable innovation, à ouvrir son marché du travail aux réfugiés. Jusqu'ici, les autorités jordaniennes ne voulaient même pas en entendre parler. Le discours est simple ils vont rester plusieurs années, il n'y a pas assez d'aide humanitaire, ils doivent donc travailler.

Tout d'abord les Syriens ne pourront travailler que dans certains secteurs, ceux où la main-d'œuvre est essentiellement égyptienne ou asiatique et où les emplois sont peu qualifiés donc mal payés. Comprendre : la construction et l'industrie textile. Et ce, dans cinq zones économiques.

Investir en Jordanie

Autre bémol : cette ouverture n'aura lieu que si, et seulement si, la communauté internationale, dont l'Europe, investit dans l'industrie, l'économie jordaniennes et que de nouveaux emplois sont créés. Ce qui risque de prendre du temps. Le Haut Commissariat aux Réfugiés s'est dit prêt à financer 4 000 permis de travail. Le royaume compte un peu plus de 630 000 réfugiés syriens dont environ 300 000 adultes.

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