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Afghanistan / Guerre

Afghanistan: un nombre de morts sans précédent pour l'année 2015

Des soldats afghans devant un magasin brûlé durant l'attaque des talibans, qui ont visé l'aéroport de Kandahar, le 9 décembre 2015.
Des soldats afghans devant un magasin brûlé durant l'attaque des talibans, qui ont visé l'aéroport de Kandahar, le 9 décembre 2015. REUTERS/ Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Afghanistan, l'année 2015 a été la plus sanglante pour les civils depuis 2009, date à laquelle l'ONU a commencé à compter le nombre d'Afghans tués ou blessés dans le conflit. Au total, la guerre a fait 11 002 victimes civiles, dont 3 545 morts en 2015.

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« Le conflit a changé de nature. Nous avons constaté que les combats se sont de plus en plus déplacés dans des zones civiles », a justifié sur RFI Danielle Bell. La membre du bureau en charge des droits de l'homme à la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Unama) de poursuivre : « Les talibans ont pris le contrôle de davantage de districts pendant des durées plus longues. Et donc les combats ont touché des zones plus habitées par les civils. »

Le rapport de l’ONU cite les incursions des talibans dans les centres urbains, et notamment leur brève conquête de la capitale provinciale Kunduz en septembre dernier. Les talibans ont multiplié les attentats et offensives militaires sans discontinuer ces derniers mois, mettant à l'épreuve l'armée et la police afghanes.

Un victime sur quatre est un enfant

Les plus vulnérables paient un prix fort : une victime sur quatre a été un enfant en 2015, soit un chiffre en hausse de 14% sur un an. Le rapport pointe également une hausse de 37% du nombre de femmes touchées. Une victime sur dix est une femme.

« Mais je veux attirer votre attention sur l’augmentation globale des victimes qui est de 4%. Elles découlent principalement de la hausse l’an dernier du nombre de victimes civiles lors d’attaques-suicides à Kaboul, dans des zones très fréquentées, et lors de l’offensive des talibans sur Kunduz », a commenté sur RFI Danielle Bell.

C’est l’une des raisons qui explique, selon Unama, que « c’est à cause de ces chiffres très élevés à Kaboul et Kunduz que l’on aboutit à cette augmentation. »

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