Syrie

Syrie: un «plan B» américain en cas d'échec du cessez-le-feu?

John Kerry avertit: «Quiconque pense pouvoir violer cet accord en toute impunité commet une grave erreur».
John Kerry avertit: «Quiconque pense pouvoir violer cet accord en toute impunité commet une grave erreur». @RFI/channa

Les diplomates internationaux ne se bercent pas d’illusions sur l’accord pour un cessez-le-feu en Syrie. Cette semaine, Moscou et Washington ont annoncé un arrêt des combats dans ce pays. Il doit en théorie débuter dans un peu plus de 48h, dans la nuit de vendredi à samedi. Mais les Américains, instigateurs et fervents partisans de ce cessez-le-feu, semblent déjà ne pas y croire. Le secrétaire d’Etat, John Kerry évoque déjà un « plan B ».

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Dans le dossier syrien, les responsables américains ont toujours favorisé une solution négociée. Toutefois, la diplomatie semble montrer ses limites. La complexité de la situation sur le terrain en Syrie, avec ces dizaines de groupes différents qui s’affrontent, les populations assiégées, bombardées, sont autant de paramètres qui rendent la mise en place de ce cessez-le-feu quasiment impossible.

Depuis Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry constate les limites de son projet de « cessation des combats » et évoque désormais un « plan B ». Dans le détail, on ignore presque tout de cette solution annexe mais des rumeurs, des informations de presse, parlent d’une option militaire internationale. Réalité ou nouvelle manœuvre diplomatique pour tenter de faire pression sur les différents protagonistes ? Difficile à dire.

En tout cas, cette solution négociée, le chef de la diplomatie américaine y tient dur comme fer. John Kerry avertit : « Quiconque pense pouvoir violer cet accord en toute impunité commet une grave erreur ». Quant à ceux qui ne prennent pas son « plan B » au sérieux, il leur dit : « La preuve se fera par les actes dans les prochains jours ».

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