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Bande de Gaza

Le Hamas peine à exister sur les réseaux sociaux

Militants du Hamas à Gaza, le 17 avril 2016, lors de la journée internationale pour les prisonniers palestiniens.
Militants du Hamas à Gaza, le 17 avril 2016, lors de la journée internationale pour les prisonniers palestiniens. Palestinian Hamas militants stand guard during a rally marking P
Texte par : Nicolas Ropert
3 min

Les comptes Twitter et Facebook du Hamas ont récemment été fermés. Le mouvement islamiste, classé comme organisation terroriste par Israël mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis, dénonce entre autres la main de l'Etat hébreu et des grands groupes occidentaux.

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De notre correspondant à Ramallah,

Le Hamas règne depuis 10 ans sur la bande de Gaza mais l'arrivée sur les réseaux des islamistes palestiniens ne date que de quelques années, sur Facebook d'abord et ensuite sur Twitter. Et c'est le réseau de micro-blogging qui a été frappé le premier. Le compte de la branche armée du mouvement islamiste a été fermé, début avril. Rappelons que le Hamas est classé comme organisation terroriste par Israël mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis.

Nouvelle déconvenue en ligne pour le Hamas, la page Facebook du porte-parole des brigades al-Qassam a récemment été supprimée. A chaque fois la même raison est donnée : le compte ne respectait pas les conditions d'utilisations. Il faut comprendre qu'en revendiquant des attaques, en s'en félicitant, le Hamas violait les règles de bonne conduite des sociétés californiennes. Une accusation réfutée par les intéressés.

Le compte Twitter du Hamas suivi par 200 000 personnes

Pour le Hamas, les géants d'Internet favorisent l'occupation israélienne des Territoires palestiniens. Le mouvement les accuse d'être favorables à Israël. Le communiqué envoyé par le Hamas s'en prend aux soutiens en ligne d'Israël.

Selon le mouvement islamiste, ce sont eux qui ont signalé massivement ces comptes aux sociétés entraînant leur fermeture. Le compte Twitter de la branche armée du mouvement palestinien se targuait pourtant d'être suivi par près de 200 000 personnes. Un chiffre très important même si on est loin des chiffres des stars américaines.

Sur Facebook, le porte-parole des brigades al-Qassam a protesté en ouvrant une page à son nom qui a été immédiatement fermée le lendemain. Les deux médias sociaux n'ont pourtant pas les mêmes fonctions pour le mouvement. D'un côté, sur Twitter, le Hamas veut montrer sa visibilité. On se souvient qu'en 2013, un échange assez surréaliste avait eu lieu avec le porte-parole de l'armée israélienne alors que le dialogue entre Israël et ce groupe palestinien est officiellement interdit. Sur Facebook, par contre, le Hamas et sa branche armée veulent séduire un public arabophone. Les Palestiniens, notamment, sont de véritables accros au réseau de Mark Zuckerberg.

L'Internet palestinien montré du doigt

Cette polémique fait en tout cas écho aux accusations portées par le gouvernement israélien qui affirme que les réseaux sociaux sont des vecteurs d'incitation dans la vague de violence que traverse actuellement la région. Même si le nombre d'attaques semble avoir diminué ces dernières semaines - l'explosion du lundi 18 avril mis à part -, le gouvernement israélien pense que les assaillants au couteau notamment trouvent leur motivation en grande partie sur Internet.

Vidéos glorifiant les passages à l'acte, images montrant comment bien poignarder, ou simples messages se félicitant de ces attaques, l'Internet palestinien est montré du doigt. Une plainte a été déposée contre Facebook par un groupe d'Israéliens qui accuse le réseau social de ne pas supprimer ces messages. Ces fermetures sont donc pour ce groupe une première victoire.

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