Syrie / Irak

Irak: où en est la reconquête sur le groupe EI?

Un combattant kurde observe l'explosion de deux puits de pétrole, à Khabbaz, à 20 km de Kirkouk, le 4 mai 2016.
Un combattant kurde observe l'explosion de deux puits de pétrole, à Khabbaz, à 20 km de Kirkouk, le 4 mai 2016. REUTERS/Ako Rasheed

Le groupe jihadiste recule territorialement, se félicite le gouvernement irakien. Cependant, il conserve toutefois des places fortes, dont Mossoul, la deuxième ville du pays, et garde la capacité de frapper à Bagdad ou dans les régions majoritairement chiites en menant des attentats meurtriers, comme ceux de mercredi qui ont fait près de 100 morts à Bagdad. A l'état-major français, on livre un avis plus nuancé qu'à Bagdad sur la stratégie militaire du groupe EI.

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Le groupe Etat islamique ne contrôle plus que 14% du territoire irakien, ont annoncé mercredi 12 mai les autorités de Bagdad, qui disent avoir reconquis près des deux tiers des zones que contrôlait l'organisation jihadiste après son offensive éclair de 2014.

Le groupe EI a perdu du territoire en 2015 mais la menace persiste

« La présence de Daech dans les villes et provinces irakiennes a diminué. Après avoir occupé 40% du territoire irakien, 14% sont encore sous son contrôle », a déclaré un porte-parole du gouvernement à la télévision irakienne.

A Paris, l'état-major de la défense française, laquelle participe à la lutte contre l'organisation terroriste, note la reprise de la ville de Hit, dans le centre du pays, et l'encerclement de Fallujah, dans la province d'Al-Anbar. Plus au nord, dans la vallée du Tigre, les forces irakiennes se battent à quelques dizaines de kilomètres de Mossoul, mais ne parviennent pas à faire sauter le verrou de Qayhira.

Pour le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées, il ne faut pas crier victoire trop vite, car les combattants de l'EI, parviennent à manoeuvrer pour échapper à leurs adversaires. Ils sont en outre en train de préparer la défense de certains bastions qu'ils ne sont pas décidés à abandonner.

Ils sont capables de prendre la décision de quitter une position extrêmement rapidement lorsqu'ils sont sous la pression d'un adversaire dès lors que le rapport de force ne leur est plus favorable. Cela avait été assez net à Palmyre où vous aviez eu une résistance jusqu'au moment où la ville a été abandonnée par Daech.En revanche, ils ont choisi un certain nombre de zones où ils se sont installés en défense ferme, et nous voyons bien que sur ces zones-là, il y a chez eux une volonté de ne pas céder le terrain. C'est le cas en Irak en particulier autour de Mossoul, mais sans nul doute aussi autour de Fallujah, on verra dans les semaines à venir comment va pouvoir évoluer la situation dans Fallujah.

La stratégie de l'EI : fuir ou tenir ?

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