Israël / Territoires palestiniens

La conférence de Paris sur le Proche-Orient reportée à l’été

Benyamin Netanyahu et Jean-Marc Ayrault, le 15 mai 2016 à Jérusalem.
Benyamin Netanyahu et Jean-Marc Ayrault, le 15 mai 2016 à Jérusalem. REUTERS/ MENAHEM KAHANA/Pool

La conférence de Paris consacrée à la relance du processus de paix entre Israël et les Territoires palestiniens n'aura pas lieu le 30 mai, mais au début du mois de juillet. C'est ce que le président François Hollande a déclaré ce mardi 17 mai. Lors de son voyage au Proche-Orient, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault avait défendu dimanche dernier la proposition de la France, une initiative rejetée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui plaide pour des négociations bilatérales avec les Palestiniens. Pour justifier ce report, le président de la République française a invoqué l'absence du secrétaire d'Etat américain John Kerry le 30 mai.

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry « ne peut pas venir le 30 mai ». La conférence n'aura donc pas lieu à cette date mais la France ne renonce pas à l'idée. « Cette initiative est nécessaire », a dit François Hollande ce 17 mai sur la radio Europe 1, ajoutant que « si la France ne prend pas une initiative, la colonisation, les attaques terroristes vont se poursuivre ».

La France veut relancer un processus de paix en état de mort clinique. La conférence prévue ce mois-ci devait avoir lieu sans les Israéliens ni les Palestiniens. L'idée était de les associer mais dans un deuxième temps. Lorsque le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'est rendu à Jérusalem et Ramallah dimanche 15 mai, il a pu entendre la très vive réticence d'Israël à ce projet.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a même mis en doute « l'impartialité » de la France. A ceci s'ajoute le manque d'enthousiasme manifeste des Etats-Unis. John Kerry, aux abonnés absents le 30 mai, entraîne donc le report de la conférence qui avait pourtant été officiellement annoncée. Et ce n'est pas au crépuscule de l'administration Obama qu'il faut attendre une nouvelle impulsion américaine pour relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes.

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