Israël/France

Israël: Manuel Valls vante le dynamisme des entreprises françaises

Le Premier ministre français Manuel Valls a inauguré dimanche 22 mai 206, au matin, une centrale solaire construite par le groupe français EDF à Ashkelon.
Le Premier ministre français Manuel Valls a inauguré dimanche 22 mai 206, au matin, une centrale solaire construite par le groupe français EDF à Ashkelon. REUTERS/Baz Ratner

Avant le volet diplomatique de son voyage de deux jours en Israël, destiné notamment à convaincre les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens est dans leur intérêt, le Premier ministre français a visité ce dimanche 22 mai une centrale solaire et un incubateur de start-up à Tel-Aviv. Pendant ces quelques heures consacrées aux relations d'affaires, Manuel Valls a vanté le dynamisme économique de la France.

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Avec notre envoyée spéciale à Tel Aviv,Valérie Gas

C’est un des messages que Manuel Valls aime faire passer lors de ses déplacements à l’étranger : « La France est un grand pays », martèle-t-il. En Israël, le Premier ministre n’a pas dérogé à la règle : « Quand on va à l’étranger, quand on voit la capacité des entreprises français, des start-up, à créer, à conquérir des marchés… Oui, on se dit que la France est vue différemment ici qu'elle est vue, parfois, par les Français eux-mêmes ».

L’image de la France n’est pas toujours aussi dynamique que Manuel Valls le souhaiterait, selon Patricia Lahy-Engel, dirigeante franco-israélienne d’un accélérateur de start-up à Tel-Aviv : « La France a beaucoup à travailler, non seulement sur son image, mais sur ce qu’il y a derrière au niveau de la bureaucratie et de la difficulté et d’embaucher et de créer une société et de la développer… », explique la jeune femme.

Noémie Alliel, elle aussi Franco-Israélienne, installée depuis trois ans à Tel-Aviv, a des recettes pour le Premier ministre français : « Je pense qu’il devrait pousser plus l’innovation en France et que l’innovation c’est ça, je pense : qui va sauver la France et réduire le chômage ».

Le chômage, les tensions sociales, c’est le lot de la France actuellement. Bruno Le Maire, candidat à la primaire du mouvement Les Républicains, a d’ailleurs accusé Manuel Valls d’avoir commis une faute en partant de Paris dans un tel moment. Le Premier ministre évoque une vision datée et mesquine et lui répond : « Aujourd’hui la politique, l’économie ça se passe aussi à l’étranger, dans un monde ouvert et connecté ».

La politique politicienne n’est jamais loin.

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