Iran

Iran: un ayatollah ultraconservateur élu président d'un organe clé du régime

Ahmad Jannati, critique affiché du président Hassan Rohani, a été élu à la tête de la nouvelle Assemblée des experts en Iran.
Ahmad Jannati, critique affiché du président Hassan Rohani, a été élu à la tête de la nouvelle Assemblée des experts en Iran.

En Iran, c'est un religieux ultraconservateur de 89 ans, l'ayatollah Ahmad Jannati connu pour ses positions très anti-occidentales, qui a été élu à la tête de l'Assemblée des experts, composée essentiellement de religieux élus chargés de superviser et de nommer le guide suprême.

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De notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

L'ayatollah Jannati a remporté une majorité de 51 voix alors que l'ayatollah Ebrahim Amini, soutenu par les modérés et réformateurs n'a obtenu que 21 voix sur un total de 85 votants. C'est une victoire pour les conservateurs qui vont renforcer leur contrôle sur l'Assemblée des experts iranienne qui pourrait être amenée un jour à  jouer un rôle primordial en raison de l'âge du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a 76 ans.

L'élection d'Ahmad Jannati est aussi une défaite pour les partis modérés et réformateurs qui avaient fait campagne contre lui. Les partis réformateurs et modérés, soutenant le président Hassan Rohani et l'ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani, également membres de cette assemblée, avaient fait campagne pour l'élection de l'ayatollah Amini pour faire barrage à l'ayatollah Jannati.

Position renforcée

Cette élection renforce la position d'Ahmad Jannati, qui dirige déjà le Conseil des gardiens de la Constitution, chargé de superviser les élections et d'approuver la conformité des lois votées par le Parlement avec la Constitution et les règles de l'islam.

L'élection d'Ahmad Jannati est le signe que les conservateurs dominent largement la nouvelle Assemblée des experts. En effet, cette élection intervient aussi à une semaine de celle du président du Parlement iranien, dont les membres ont été élus en même temps en février et avril derniers. Mais là encore, selon les médias, le conservateur Ali Larijani, a plus de chance que son conccurent réformateur Mohammad Reza Aref.

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