Israël/Palestine

Attentat à Tel-Aviv: le maire de la ville accuse «l’occupation» israélienne

Les forces de sécurité devant un centre commercial, dans une zone très fréquentée de Tel-Aviv, située à proximité de bâtiments du ministère de la Défense, où s'est déroulée la fusillade, le 9 juin 2016.
Les forces de sécurité devant un centre commercial, dans une zone très fréquentée de Tel-Aviv, située à proximité de bâtiments du ministère de la Défense, où s'est déroulée la fusillade, le 9 juin 2016. JACK GUEZ / AFP

Après l’attentat qui a frappé Tel-Aviv mercredi 8 juin, les réactions se multiplient. Deux Palestiniens ont ouvert le feu dans un quartier animé de bars et de restaurants du centre-ville, faisant quatre morts et cinq blessés. Ron Huldai, le maire de Tel-Aviv, pointe la responsabilité israélienne.

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Interviewé sur la radio de l'armée, Ron Huldai, maire populaire de la métropole israélienne, ancien pilote de chasse, a déclaré : « Nous sommes peut-être le seul pays au monde ou un autre peuple se trouve sous notre occupation. Nous n'avons pas le courage de prendre des mesures pour envisager un accord. Un changement ne peut intervenir que si nous montrons à nos voisins palestiniens que nous avons de véritables intentions de changer la situation actuelle. Ces gens n'ont aucun droit et ne sont pas des citoyens de l'Etat d'Israël. »

Pour le maire de la ville, il n'est plus possible de maintenir une population « sous occupation » et de croire qu'elle pense que tout va bien. « La même chose s'est produite avec l'Egypte. Les leaders de ce pays nous ont proposé un accord et nous leur avons dit non. Et alors Sadate a dit qu'il allait faire la guerre pour changer les mentalités... Et il a fait une guerre horrible dans laquelle nous avons perdu 3 300 jeunes gens. Et cette guerre a changé quelque chose dans notre conscience nationale puisqu'elle a abouti à la paix. Mais nous n'en sommes pas encore là. »

L’appel de la diplomatie française

Après l’attentat qui a frappé Tel-Aviv mercredi 8 juin, l'Etat israélien a annoncé vendredi le bouclage des Territoires palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza jusqu'à dimanche minuit.

Présent à New York dans le cadre d'un débat à l'ONU sur la protection des civils, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, tout en rappelant la condamnation par Paris de « l'ignoble attentat », a toutefois réagi très fortement au sort des civils palestiniens qui subissent des restrictions de mouvements en représailles de l'attentat de Tel-Aviv. Alors que Paris cherche à tout prix à relancer le processus de paix, le ministre des Affaires étrangères appelle à ne pas « attiser des tensions » déjà vives.

C'est un attentat odieux (...) Mais en même temps, la mesure de rétorsion prise par le gouvernement (...) ne peut qu’augmenter la tension...

Jean-Marc Ayrault

 

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