Bahreïn

Bahreïn: le principal groupe d'opposition suspendu par la justice

Des partisans de cheikh Ali Salmane manifestent aux abords de la maison du chef de l'opposition dans le village de Bilad al-Qadeem, le 5 janvier 2015.
Des partisans de cheikh Ali Salmane manifestent aux abords de la maison du chef de l'opposition dans le village de Bilad al-Qadeem, le 5 janvier 2015. REUTERS/ Hamad I Mohammed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La tension reste vive dans ce petit pays de la péninsule arabique secoué par des manifestations en 2011 et où se succèdent les arrestations et condamnations d'opposants et de défenseur des droits de l'homme.

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A Bahrein, Al-Wifaq est le principal mouvement d'opposition. Une formation chiite, comme la majorité de la population, dans un pays dirigé par une dynastie sunnite.

En 2011, Al-Wifaq était en première ligne lors des manifestations demandant l'établissement d'une monarchie constitutionnelle. Le mouvement de protestation fut rapidement réprimé et depuis, Bahreïn est régulièrement critiqué pour les arrestations et condamnations visant l'opposition.

D'anciens députés membres d'Al-Wifaq ont été déchus de leur nationalité. Au début du mois, le chef du groupe chiite, le cheikh Ali Salman, a été condamné en appel à 9 ans de prison. Et désormais, c'est sa formation qui est suspendue. Les locaux d'Al-Wifaq ont été fermés et ses fonds gelés.

Le groupe d'opposition est en outre menacé de dissolution. Il lui est reproché d'avoir « favorisé le terrorisme et l'extrémisme », selon le ministère de la Justice. Les autorités du Royaume accusent régulièrement l'Iran chiite d'être à l'origine des tensions politiques à Bahreïn.

 → A (RE)LIRE : Bahreïn: Nabil Rajab, militant des droits de l'homme, de nouveau arrêté

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