Irak

Irak: Qayyarah a été reprise avec l’aide d’un mouvement de résistance civile

Un homme brandit un drapeau irakien dans une rue de Qayyarah, le 24 août 2016, deux jours avant la libération de la ville des mains du groupe Etat islamique.
Un homme brandit un drapeau irakien dans une rue de Qayyarah, le 24 août 2016, deux jours avant la libération de la ville des mains du groupe Etat islamique. MAHMOUD SALEH / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Irak, la ville de Qayyarah vit ses premiers jours de liberté après deux ans sous l'autorité de l'Etat islamique. Qayyarah est située à 60 km au sud de Mossoul. Elle a été reprise jeudi des mains du groupe terroriste par l'armée irakienne. C'est une ville stratégique, car la dernière placée avant la deuxième ville d'Irak. L'armée irakienne y a notamment reçu l'aide d'un mouvement de résistance civile.

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Avec notre correspondante de retour de Qayyarah,  Oriane Verdier

Dans les rues de Qayyarah, la population chante et danse. Il y a 24 heures pourtant certains hommes portaient encore des armes, ils sont venus en aide à l'armée irakienne.

Jassem, général à la retraite, est l'un des instigateurs de ce mouvement. « Au départ, quinze personnes se sont rassemblées pour résister. Mais une fois Qayyarah assiégée de tous côtés, d'autres personnes ont attaqué les lieux de réunion du groupe Etat islamique et leurs positions. Le peuple avait reçu l'instruction de l'armée de se soulever contre Daech. Il fallait réussir à libérer la ville sans créer de nouveaux réfugiés. L'armée aurait pu reprendre la ville sans les civils, mais la libération aurait été plus compliquée », s'enorgueillit l'ex-général.

Pour le général Najim, commandant de l'opération de reprise de Mossoul, ce premier soulèvement armé est un bon signe pour l'avenir.

« C'est la première fois qu'un groupe à l'intérieur de la ville se bat avec nos troupes contre l'organisation Etat islamique, explique-t-il. Cela veut dire beaucoup pour nous. Cela veut dire que le nationalisme de la population est toujours fort. Ce qui s'est passé en Irak n'est pas simple et pour moi ce mouvement représente une lumière au bout du tunnel, l'espoir que l'Irak guérira de ses blessures. »

Le général espère un mouvement similaire pour la reprise de Mossoul. Divers actes de résistance ont déjà eu lieu dans la deuxième ville d'Irak.

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