Irak

Irak: quel rôle pour les Kurdes dans la future bataille de Mossoul?

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, le 3 août, à Bagdad.
Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, le 3 août, à Bagdad. REUTERS/Ari Jalal

La bataille de Mossoul se prépare. Le Premier ministre kurde irakien Nechirvan Barzani s'est rendu à Bagdad lundi 29 août pour négocier les conditions d'une participation des peshmergas, l'armée des kurdes d'Irak, à la reprise de la plus importante des villes sous contrôle de l'Etat islamique.

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Avec notre correspondante à Erbil,  Oriane Verdier

Reprendre Mossoul oui, mais sous quelles conditions ? Tel était le sujet de la réunion de ce lundi entre les Premiers ministres kurde et irakien.

Ces dernières semaines, les peshmergas ont avancé au plus près de la deuxième ville d'Irak. Leur front n'est aujourd'hui plus qu'à une quinzaine de kilomètres de la ville de Mossoul.

L'armée irakienne, elle, vient de reprendre Qayyarah au sud, élément clef de l'offensive finale. Mais avant d'envisager de reprendre Mossoul, il faudra un accord politique.

Côté irakien, le Premier ministre Haidar al-Abadi demandait il y a quelques jours aux peshmergas de ne pas participer à la reprise de la deuxième ville d'Irak et de se retirer des territoires ne faisant pas officiellement partie du Kurdistan irakien. Le noeud du problème est Kirkouk, grande ville pétrolière au nord de l'Irak. En repoussant le groupe Etat islamique de ce territoire, les Kurdes ont pris de fait le contrôle de la ville.

Depuis un an, le Kurdistan ne reçoit plus de subventions nationales et ne partage plus son pétrole avec Bagdad. Si la réunion de lundi n'a pas amené à un accord définitif, elle a en tout cas ouvert à nouveau le dialogue entre les ministères du Pétrole kurde et irakien. Premier pas vers une résolution du problème.

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