Yémen

Yémen: entrée en vigueur d'une trêve de 72 heures après de violents combats

La capitale Sanaa, contrôlée par la rébellion houthie, le 9 août 2016.
La capitale Sanaa, contrôlée par la rébellion houthie, le 9 août 2016. REUTERS/Khaled Abdullah
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des combats et des raids aériens ont fait des dizaines de morts mercredi 19 octobre au Yémen peu avant l'entrée en vigueur d'une trêve de 72 heures annoncée par l'ONU à partir de minuit. Avec l'espoir d'un arrêt des combats plus durable. Depuis le printemps 2015, le conflit a fait près de 7 000 morts. Ce n'est pas la première fois que les Nations unies tentent d'imposer un cessez-le-feu et un dialogue politique à la rébellion houthie et aux forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite. Les tentatives de cessez-le-feu ont jusqu’ici toujours échoué, mais cette fois plusieurs éléments laissent penser qu'une pause durable des combats est possible.

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La nouvelle trêve au Yémen semble avoir plus de chances de tenir. Tout d’abord, parce que l'enlisement total des belligérants autour de lignes de front n'a quasiment pas bougé au cours des derniers mois. Les rebelles houthis continuent de contrôler la capitale Sanaa et plusieurs territoires importants dans le nord et le centre du pays. De leur côté, les forces gouvernementales ne parviennent plus à avancer, malgré le soutien de l'aviation saoudienne, depuis la reprise d'Aden dans le sud du pays.

Autre point important dans cette trêve : les Etats-Unis exercent une pression de plus en plus forte pour parvenir à une solution politique. En effet, depuis les tirs de missiles qui ont visé récemment des navires américains au large du Yémen et le bombardement saoudien qui a provoqué par « erreur » la mort de 140 civils le 8 octobre dernier, Washington a multiplié les pressions sur les belligérants.

Les Etats-Unis exigent ainsi un règlement du conflit négocié et font pression sur son allié saoudien pour y parvenir. Mardi 18 octobre, John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, a d'ailleurs demandé non seulement le respect de la trêve, mais également son renouvellement sans condition, à l'issue de ces trois premières journées de cessez-le-feu.

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