Accéder au contenu principal
Syrie

Syrie: la reprise de Raqqa, nouvel objectif militaire turc

Un membre de l'Etat islamique dans les rues de Raqqa le 29 juin 2014.
Un membre de l'Etat islamique dans les rues de Raqqa le 29 juin 2014. Reuters/路透社
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Irak, la coalition internationale mène toujours la bataille pour reprendre Mossoul, la seconde ville du pays. Elle songe également à prendre, dans les prochaines semaines la ville syrienne de Raqqa, mais elle n'est pas la seule, car le président turc Erdogan a précisé aujourd'hui que c'était aussi un des objectifs militaires turcs.

Publicité

Une offensive aura lieu pour reprendre Raqqa au groupe Etat islamique « dans quelques semaines » a affirmé mercredi le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter. Actuellement aux mains des jihadistes de Daech, la prise de la ville syrienne constituerait une victoire symbolique considérable car les partisans de l'organisation Etat islamique en ont fait leur capitale.

Les préparatifs pour isoler Raqqa ont déjà commencé, a annoncé le secrétaire américain à la Défense, en précisant que la reprise de cette ville serait menée par « des forces locales motivées ». C’est pourtant là un vrai problème car dans cette région de Syrie, la coalition, qui n'a pas de troupes déployées au sol, avait l'habitude de compter sur le mouvement kurde YPG dont les combattants avaient déjà libéré Kobane. Raqqa est une ville à majorité sunnite et pas question que ce soient les combattants kurdes qui s'en rendent maîtres. La Turquie voisine non plus ne tolérerait pas que les Kurdes, soupconnés d'étendre leur autonomie, pénètrent dans la ville.

Forcer Washington à faire un choix

L’objectif d’Ankara est double : d’abord, neutraliser les milices kurdes, et repousser ces forces à l’est de l’Euphrate. Deuxième objectif : faire avancer les rebelles syriens qui lui sont fidèles, « nous allons marcher sur Raqqa », a dit Recep Tayyip Erdogan. Le pouvoir turc entend bien ne pas être écarté de la coalition lors de cette éventuelle bataille, rapporte notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette.  

C’est aussi, peut-être surtout pour la Turquie une façon d’obliger Washington à faire un choix entre la Turquie et les forces kurdes, que les Américains soutiennent officiellement : « expulsons ensemble Daech sans les Kurdes », a dit le président turc à l’adresse des Américains. Les Américains qui semblent aujourd’hui disposés à écouter la Turquie : « nous devons collaborer étroitement » en Syrie, a dit mercredi lors d’une longue conversation téléphonique Barack Obama à Recep Tayyip Erdogan.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.