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Irak

A Mossoul, les forces spéciales attendent du renfort pour avancer

Les forces irakiennes au sud de Mossoul, le 1er novembre 2016.
Les forces irakiennes au sud de Mossoul, le 1er novembre 2016. AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

A l’est de Mossoul, les combats continuent aux frontières de la ville. Les forces spéciales irakiennes tentent de stabiliser la zone industrielle et le village de Godjali voisins de la deuxième ville d’Irak. Mais pour l’heure, il n’est pas question d’entrer dans la ville

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Avec notre envoyée spéciale dans le nord de l'Irak, Oriane Verdier

Les forces spéciales irakiennes se trouvent maintenant à 600 mètres de l’entrée de Mossoul. Suite aux avancées des derniers jours, les militaires doivent aujourd’hui stabiliser plusieurs zones urbaines à l’est de la ville. Les habitants ont reçu l’ordre de rester chez eux. Il faut donc vérifier maison par maison qu’aucun jihadiste n’est resté caché parmi la population.

Le commandement des forces spéciales irakiennes s’est installé dans un ancien bureau de l’organisation Etat islamique à l’entrée de Bazwayah. Là, le colonel Muntazir al-Shamar a confié à RFI qu’aucun soldat irakien n’entrerait dans Mossoul avant que les fronts nord et sud-est ne soient également aux frontières de la ville. Selon lui, même si les forces spéciales sont prêtes à lancer l’assaut, elles ne seront pas suffisamment nombreuses pour mener une offensive décisive. Les soldats risquent de se trouver encercler par les jihadistes.

La stratégie est donc d’attendre afin de progresser petit à petit dans Mossoul. Pénétrer dans la ville par différents fronts permettra de prendre le temps de nettoyer chaque quartier afin de ne laisser derrière aucune présence terroriste

L'organisation de l'Etat islamique semble procéder à ces déplacements de civils selon un plan défini. Selon nos informations, ces civils sont installés près des administrations et des installions militaires qui pourraient devenir des cibles. Cela pourrait confirmer leur volonté d'utiliser ces civils en tant que boucliers humains. Et de s'assurer que la zone est densément peuplée, afin de décourager les opérations militaires.

Ravina Shamdasani

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