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Irak

Au 30e jour de l'offensive de Mossoul, la difficile avancée de l'armée irakienne

Un soldat des forces spéciales irakiennes sur son véhicule, à Mossoul, le 14 novembre 2016.
Un soldat des forces spéciales irakiennes sur son véhicule, à Mossoul, le 14 novembre 2016. REUTERS/Goran Tomasevic
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'opération de reconquête de Mossoul, tenue par les jihadistes de l'organisation Etat islamique, est entrée dans sa cinquième semaine. L’armée irakienne continue d’avancer, mais les opérations sont laborieuses.

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Avec notre envoyée spéciale à Erbil, Anastasia Becchio

Les forces du contre-terrorisme, les unités d’élite de l’armée irakienne, n’ont jusque-là pénétré que dans 10 des 60 quartiers que compte la ville de Mossoul. Et encore, dans ces quartiers, la situation n’est pas totalement stabilisée. Des combats continuent d’y éclater régulièrement. Selon une estimation du gouverneur de la région de Ninive, un quart de Mossoul est passé sous le contrôle des forces irakiennes, mais le risque d'infiltration de petits groupes de jihadistes reste encore très élevé.

« C’est, sans conteste, une bataille très délicate à Mossoul, admet le major Chris Parker, porte-parole de la coalition militaire sous commandement américain en Irak. Daech est là depuis plus de deux ans et il a eu le temps de préparer sa défense. Il y a des immeubles hauts et des civils, ce qui complique les frappes aériennes et des voies étroites, ce qui rend plus difficile les mouvements. Tout cela, bien sûr, complique les choses. Mais les Irakiens ont une approche très volontaire, ils poursuivent leurs opérations, continuent d’avancer et continueront jusqu’à ce que Mossoul soit libérée. »

Effet de surprise

Les jihadistes ont creusé des kilomètres de tunnels et peuvent à tout moment surgir par-derrière. Ils compensent leur infériorité numérique par l’effet de surprise. Ils piègent des voitures, utilisent des petits drones qu’ils ont équipés d’explosifs. Les combats dans ces quartiers habités sont délicats pour l’armée irakienne qui ne peut pas utiliser les gros moyens sans faire de dégâts parmi la population. Elle est encore à 3 kilomètres du fleuve Tigre qui traverse la ville et de tous les quartiers de la rive droite.

Au sud de Mossoul, les forces de la 9e division blindée, aidées par les milices chiites, avancent, mais il reste des poches de résistance sur leur route. « Nous nous attendons à ce qu’il subsiste des poches de résistance qu’il faudra essayer de nettoyer, même une fois que Mossoul aura été libérée. C’est l’un des points d’inquiétudes et le gouvernement irakien devra y faire face. Mais nous allons continuer à les soutenir dans ce combat », affirme le major Chris Parker.

Près de 1000 morts côté jihadiste

Dans les zones où les combats font rage, les forces irakiennes ont demandé à la population de rester chez elle, de se calfeutrer dans les maisons. Mais la présence de ces civils réduit considérablement les possibilités de recours à l'aviation de la coalition pour le commandement américain.

Selon une estimation d'un responsable de l'armée irakienne, plus de 1 000 combattants islamistes ont été tués depuis le début de l'opération. Ils seraient aujourd'hui 3 000 à 5 000 et semblent déterminés à ne pas céder.

Dimanche 13 novembre, le commandement irakien avait annoncé la prise de la ville de Nimrod, avant de se rétracter. Il semble que le célèbre site archéologique tout proche soit désormais sous le contrôle des Irakiens, sans qu’ils aient encore pu encore y pénétrer. Aucune image photo ou vidéo n’a encore été diffusée. Mais sans attendre, l’Unesco a déjà proposé son aide dès que la zone sera stabilisée.

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