Syrie

Syrie: les forces pro-Assad contrôlent Qadi Askar, quartier rebelle d'Alep

Alep, Syrie, le 5 décembre 2016.
Alep, Syrie, le 5 décembre 2016. REUTERS/Omar Sanadiki

Quartier après quartier, l'armée syrienne progresse dans Alep. Dans le courant de la nuit, à l'issue de violents bombardements et de combats meurtriers, les forces pro-Bachar el-Assad se sont emparées de Qadi Askar, un quartier d'Alep qui était sous le contrôle des combattants rebelles jusqu'alors. 

Publicité

Qadi Askar était contrôlé par les rebelles depuis 2012. Avec la prise de ce nouveau quartier, le régime syrien contrôle désormais 60% environ d'Alep-Est et il pourrait étendre encore cette emprise très rapidement, car c'est un autre quartier, celui de Chaar -très peuplé- qui pourrait tomber dans le courant de la journée. La prise de Chaar permettrait aux forces du régime de contrôler 70% d'Alep-Est.

Cette progression militaire très rapide suit toujours le même déroulement: bombardements aériens et tirs d'artillerie très importants sur les positions rebelles, puis offensive au sol des troupes syriennes et des miliciens irakiens et libanais qui les accompagnent. Rien ne semble pouvoir endiguer la progression des forces pro-Bachar el-Assad. Dans le camp d'en face, la rébellion manque d'hommes et de munitions, et ne parvient plus à faire face devant la multiplicité des fronts qui sont ouverts par le régime.

Quant aux civils, la situation est toujours aussi dramatique. Selon un correspondant de l'Agence France Presse, les habitants sont désormais obligés d'éteindre toute source de lumière, et d'éteindre leurs générateurs pour éviter les bombardements nocturnes. Ceux qui le peuvent se réfugient dans les caves, les autres se contentent de se mettre à l'abri dans les entrées d'immeubles. La situation est d'autant plus dramatique qu'il ne reste plus un seul hôpital en état de fonctionner dans les quartiers contrôlés par la rébellion.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter une trêve

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter ce lundi 5 décembre après-midi à New York une résolution demandant une trêve d'au moins sept jours à Alep et un accès humanitaire aux habitants d'Alep-Est pris au piège des combats. Le texte a été mis au point par l'Egypte, la Nouvelle-Zélande et l'Espagne après de longues négociations avec la Russie qui était très réticente. Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères a estimé que le projet de résolution était « en grande partie une provocation qui torpille les efforts russo-américains ». Le même Sergueï Lavrov a évoqué par ailleurs de futures discussions à Genève, mardi ou mercredi, entre Russes et Américains sur le départ des rebelles d'Alep, des combattants de l'ex-front al-Nosra.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail