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Bahreïn / France

Bahreïn: Nazeeha Saeed, correspondante de MCD, à nouveau convoquée au tribunal

FMM
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La journaliste Nazeeha Saeed était convoquée par contumace devant un tribunal de Manama, à Bahreïn, ce lundi 16 janvier. Cela fait douze ans que la journaliste bahreïnienne travaille dans son pays comme correspondante de Monte Carlo Doualiya (MCD) et plusieurs années pour France 24 en arabe. En juin 2016, elle a appris que sa demande de renouvellement d'autorisation était refusée. Elle est accusée par les autorités de son pays « d’usurpation de la qualité de correspondant étranger pour travail sans autorisation », une accusation que réfute son avocat, ainsi que la direction de France Médias Monde (FMM).

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Nazeeha Saeed a été convoquée une première fois au tribunal de Manama en juillet 2016. Les autorités ont souhaité que France Médias Monde nomme un nouveau correspondant, mais la direction a refusé. La deuxième audience ce lundi s'est déroulée en l'absence de Nazeeha Saeed qui se trouve à l'étranger.

Selon son avocat Hamid Al Mollah, joint par MCD, les chefs d'accusation sont tout simplement faux. « Les accusations portées contre Nazeeha Saeed sont fausses, car Mme Saeed travaille comme correspondante de MCD depuis douze ans et avec France 24 en arabe depuis 8 ans. Chaque année, elle renouvelait sans problème son autorisation de travailler avec les médias étrangers. Et comme d’habitude, elle avait déposé sa demande au mois de mars et la réponse des autorités n’est venue qu'au mois de juin. Elle était surprise et étonnée de ce refus. L’accusation de travailler sans autorisation porte sur ces trois mois, car Mme Saeed ne pouvait pas, pendant ce laps de temps, ne pas répondre aux demandes des deux médias français. »

De son côté, le ministère de l'Information de Bahreïn assure que cette affaire ne constitue en rien une entrave à la liberté de la presse, et que Nazeeha Saeed fait juste l'objet une procédure administrative, car elle n'a pas respecté les codes et les règles qui régissent le travail avec les médias étrangers, insiste-t-il. Le tribunal a reporté le procès au 28 février prochain.

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