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Liban

Marine Le Pen doit rencontrer le président libanais Michel Aoun

Marine Le Pen au Parlement européen de Strasbourg, le 10 mai 2016.
Marine Le Pen au Parlement européen de Strasbourg, le 10 mai 2016. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pour tout candidat à la présidentielle, se rendre à l’étranger est un passage obligé. Rencontrer l’exécutif, c’est un gros plus. Pour Marine Le Pen, sa visite au Liban  dimanche et lundi va même au-delà. La patronne du Front national devrait être reçue par le président libanais Michel Aoun. C’est la première fois qu’elle rencontrera un chef d’Etat en exercice. Un honneur que la candidate à la présidentielle va savourer, elle qui a tant de mal à gagner une crédibilité internationale.

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Une photo avec Michel Aoun, une autre avec le Premier ministre Saad Hariri. Ce déplacement est un succès pour Marine Le Pen.

Il efface d’abord le camouflet essuyé par son père en 2002. A l’époque, les dirigeants libanais avaient refusé de rencontrer Jean-Marie Le Pen. Cette visite au Liban permet aussi à Marine Le Pen de tourner la page de ses déconvenues à l’étranger.

Au Canada, en mai dernier, les politiques avaient snobé la présidente du FN. Il y a un mois à New York, Donald Trump l’avait laissé au rez-de-chaussée de son immeuble.

Officiellement, les autorités libanaises expliquent recevoir Marine Le Pen comme tous les candidats qui le demandent. Emmanuel Macron était venu sur place fin janvier. François Fillon devait s’y rendre, avant d’annuler sous la pression du Penelopegate.

Hormis la stature d’un présidentiable, que viennent donc chercher tous ces candidats au Liban ? L’enjeu électoral est limité : seuls 17 000 Français sont inscrits sur les listes.

L’intérêt est d’abord symbolique et pratique : le pays reste le plus sûr au Proche-Orient pour parler de la crise syrienne et des réfugiés. C’est ensuite un bon terrain pour afficher son soutien aux chrétiens d’Orient, une thématique importante à droite et à l’extrême droite. Sans compter les réseaux d’affaires libanais, toujours intéressés par l’avenir de l’ancienne puissance coloniale.

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