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Jordanie

Bras de fer sécuritaire à Amman: exécutions capitales en Jordanie

A Karak, en décembre dernier, un attentat contre un poste de police a coûté la vie à 10 personnes.
A Karak, en décembre dernier, un attentat contre un poste de police a coûté la vie à 10 personnes. REUTERS/Muhammad Hamed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Jordanie a exécuté 15 personnes ce matin à l’aube. Ces prisonniers étaient soit condamnés pour terrorisme soit pour crimes sanglants ou viols. La Jordanie a longtemps respecté un moratoire sur les éxécutions. Mais depuis trois ans elle applique à nouveau la peine de mort. 

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avec notre correspondante à Amman, Angélique Ferat

Les condamnations à mort n’ont jamais été abandonnées mais elles n’étaient plus appliquées entre 2006 et 2014. Le roi Abdallah II de Jordanie ambitionnait même que son royaume devienne le premier pays arabe à abolir la peine de mort.

Revirement total de politique. Le ton est aujourd'hui à la fermeté et au tout sécuritaire. Rappelons qu'en décembre dernier, dix personnes dont plusieurs policiers et une touriste ont été tuées dans l’attaque d’un commissariat par 4 jeunes Jordaniens. Des centaines d’arrestations ont eu lieu depuis. Et parmi les 15 hommes exécutés ce samedi, dix étaient condamnés pour terrorisme et notamment pour des attaques contre des forces de sécurité.

La Jordanie veut envoyer un message de fermeté aux candidats jihadistes. Peut-être aussi à la population jordanienne. L’opinion publique a remis en cause l’efficacité des services de renseignements après que plusieurs cellules terroristes jordaniennes aient perpétué des attaques sans être soupçonnées en amont.

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