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Irak/Turquie

Kurdistan irakien: le PKK et le PDK en pleine lutte d'influence dans la région

Des Peshmergas irakiens dans la région de Mossoul en mai 2016.
Des Peshmergas irakiens dans la région de Mossoul en mai 2016. SAFIN HAMED / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La semaine dernière la Turquie a bombardé des positions kurdes des deux côtés de la frontière syro-irakienne. Côté irakien, les missiles turcs ont touché la région de Sinjar disputée depuis plusieurs mois entre le PKK, parti kurde de Turquie considéré comme terroriste par le gouvernement d’Erdogan et le PDK, parti au pouvoir au Kurdistan irakien.

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Avec notre correspondante à Erbil, Oriane Verdier

Depuis la libération de Sinjar de l’autorité de l’organisation Etat islamique il y a un an et demi, la région située entre Mossoul et la frontière syrienne est un terrain de conflit constant entre les deux partis politiques kurdes, le PKK et le PDK.

Le PKK revendique une autorité naturelle dans la région. A l’arrivée du groupe terroriste EI, les combattants kurdes de Turquie ont aidé les habitants de la zone, majoritairement yézidis, à fuir en rejoignant la branche syrienne du PKK.

Le PDK lui affirme avoir libéré la zone et demande que Sinjar soit intégré à la région autonome du Kurdistan irakien. Le conflit est allé jusqu’à des échanges violents. Au début du mois les différentes factions sur place se sont affrontées.

Au-delà de ce conflit local, on observe petit à petit la formation d’un conflit régional autour de la bataille de Mossoul. Sinjar n’est qu’à une centaine de kilomètres de Mossoul qui fait partie de la même province. La deuxième ville d’Irak n’est pas encore libérée de l’EI que déjà la suite du conflit se dessine.

Ankara et le PDK veulent terrasser le PKK

D’un côté le PDK entretient des relations étroites avec le grand voisin sunnite, la Turquie. Tous deux rêvent de terrasser le PKK qu’ils accusent notamment de collusion avec l’axe chiite, l’Iran voisin et les milices chiites irakiennes. Avec le lancement de l’offensive sur Mossoul, ces dernières se sont positionnées autour dans la région historiquement sunnite et en direction de Sinjar. Si elles continuent de progresser vers l’ouest, les milices chiites pourraient ainsi relier l’Iran à la Syrie avec l’aide des différentes branches du PKK à Sinjar et en Syrie.

Mais le départ de l'EI ouvrira également une autre confrontation, celle du gouvernement central irakien avec le gouvernement régional du Kurdistan. Sinjar fait en effet partie des territoires disputés entre Erbil et Bagdad au même titre que la grande ville pétrolière de Kirkouk. Les peshmergas en ont pris le contrôle en en chassant l’organisation Etat islamique. Bagdad refuse de céder la propriété de ces territoires et particulièrement des nombreux puits de pétrole de Kirkouk.

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