Accéder au contenu principal
Territoires palestiniens / Israël

Gaza: trois hommes exécutés pour l'assassinat d'un cadre du Hamas

L'ambulance transportant les corps des trois hommes accusés de l'assassinat de Mazen Faqha. Gaza, le 25 mai 2017.
L'ambulance transportant les corps des trois hommes accusés de l'assassinat de Mazen Faqha. Gaza, le 25 mai 2017. MOHAMMED ABED / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Leur condamnation à mort avait été prononcée dimanche, leur exécution a eu lieu ce jeudi. Deux hommes ont été pendus, un troisième fusillé ce jeudi à Gaza. Ils avaient été reconnus coupables d’avoir assassiné en mars un commandant militaire du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle ce territoire palestinien. Une condamnation prononcée au terme d’une procédure judiciaire jugée expéditive par les organisations de défense des droits de l’homme.

Publicité

Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

L’enquête était une priorité des autorités gazaouies. L’assassinat de Mazen Faqha était vu comme un défi lancé à l’autorité du nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar.

Le soir même, les responsables du mouvement islamiste accusaient Israël d’être derrière cette opération. Mais les forces de sécurité du Hamas se sont lancées dans une traque de « collaborateurs ». Des barrages ont été érigés à l’intérieur du territoire et toute sortie de la bande de Gaza était interdite.

Un mois et demi plus tard, c’est le nouveau grand patron du Hamas qui a annoncé l’arrestation du meurtrier présumé qui avait, dit Ismaïl Hanyeh, « reconnu les faits ». C’était il y a deux semaines tout juste. Depuis, l’homme et deux de ses complices présumés ont été jugés. La procédure fut rapide : quatre jours d’audience. Et le verdict, une condamnation à mort, était sans appel.

Ce jeudi, les trois hommes ont donc été exécutés devant 2 500 personnes, entraînant des critiques de la part d’organisations de défense des droits de l’homme. Elles dénoncent tant ces exécutions que la rapidité de la procédure judiciaire. Ce fut un « pseudo-procès » estime B’Tselem alors que Human Rights Watch (HRW) évoque une procédure qui s’apparente « au pouvoir d’une milice, non à l’Etat de droit ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.