Liban

Un quart du terrain repris au groupe EI au Liban après un jour d'offensive

Des tanks de l'armée libanaise en action au premier jour de l'offensive, le 19 août 2017, près de Ras Baalbek, pour chasser le groupe Etat islamique de ces régions montagneuses de l'est du pays.
Des tanks de l'armée libanaise en action au premier jour de l'offensive, le 19 août 2017, près de Ras Baalbek, pour chasser le groupe Etat islamique de ces régions montagneuses de l'est du pays. REUTERS/Ali Hashisho

L’armée libanaise a annoncé avoir repris 30 kilomètres carrés au premier jour de l’offensive lancée samedi 19 août à l’aube contre les combattants du groupe Etat islamique qui occupent une région à cheval à la frontière libano-syrienne. Le Hezbollah, qui a simultanément lancé une attaque conjointe avec l’armée syrienne, de l’autre côté de la frontière, a déclaré avoir repris aux jihadistes 87 kilomètres carrés.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

L’armée libanaise a annoncé avoir atteint ses objectifs au premier jour de l’offensive « Aube du jour » lancée contre les jihadistes : la libération de 30 kilomètres carrés sur les 120 kilomètres que les combattants du groupe Etat islamique occupent au Liban. Vingt jihadistes ont été tués et dix soldats de l’armée blessés dans les combats qui se déroulent sur les hauteurs des montagnes de l’Anti-Liban, marquant la frontière avec la Syrie.

Des milliers de soldats participent à cette bataille, sous une couverture assurée par l’artillerie et des raids menés par des hélicoptères.

Trois des quatre voies de ravitaillement coupées par le Hezbollah

Du côté syrien de la frontière, le Hezbollah a annoncé avoir reconquis 87 kilomètres carrés et coupé trois des quatre voies de ravitaillement du groupe Etat islamique reliant ses positions situées en territoire syrien à celles qui se trouvent au Liban.

Le parti chiite, qui combat aux côtés de l’armée syrienne, a déclaré que 50 jihadistes et membres de leurs familles ont déposé les armes le premier jour de la bataille.

Les bombardements contre les combattants du groupe EI se sont poursuivis une partie de la nuit, en prévision de la reprise de l’assaut. L’objectif de la bataille est d’éradiquer le maquis jihadiste installé depuis quatre ans à la frontière libano-syrienne et de faire la lumière sur le sort de neuf soldats libanais enlevés par les combattants de l’Etat islamique il y a trois ans.

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