Syrie / EI

Syrie: l'armée franchit l'Euphrate à Deir Ezzor pour prendre l'EI à revers

Les forces syriennes dans le village de al-Maleha, au nord de la ville de Deir Ezzor, le 9 septembre 2017, lors de la bataille contre le groupe Etat islamique. L'armée syrienne a brisé le siège de l'aéroport militaire.
Les forces syriennes dans le village de al-Maleha, au nord de la ville de Deir Ezzor, le 9 septembre 2017, lors de la bataille contre le groupe Etat islamique. L'armée syrienne a brisé le siège de l'aéroport militaire. AFP

Épaulée par l'aviation russe et ses alliés, l'armée gouvernementale syrienne a franchi l'Euphrate, au nord de la ville de Deir Ezzor, ce lundi 18 septembre, pour prendre à revers les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Publicité

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Sous un intense barrage d'artillerie et une couverture assurée par l'aviation russe, l'armée syrienne et ses alliés ont franchi ce lundi 18 septembre l'Euphrate sur des pontons déployés par le génie militaire russe et syrien. Fantassins, blindés, chars et canons sont passés, en quelques heures, sur la rive gauche du fleuve.

Après avoir renforcé la tête de pont, l'armée syrienne a poursuivi son avancée vers la localité de Howeijet Sakr, un important fief jihadiste sur la rive orientale de l'Euphrate. Selon des sources russes et syriennes, les troupes gouvernementales ont rapidement progressé malgré la résistance acharnée des combattants du groupe Etat islamique (EI).

Barrer la route aux Kurdes

Ce débarquement répond à deux objectifs. Le premier est de prendre à revers les jihadistes et d'encercler totalement leurs troupes qui occupent encore le tiers de la ville de Deir Ezzor. Le deuxième est de barrer la voie à la coalition arabo-kurde, soutenue par Washington, qui n'est plus, en certains points, qu'à 6 kilomètres de la rive du fleuve.

Les Syriens et leurs alliés ont donc décidé de ne pas partager le terrain à Deir Ezzor avec les Américains et leurs alliés. Ils veulent clairement poursuivre leur progression à l'est vers la frontière syro-irakienne, et au sud-est vers les deux derniers bastions jihadistes en Syrie, les villes d'Al-Mayadeen et de Boukamal.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail