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Turquie / Syrie

A Antalya, Turcs, Russes et Iraniens préparent le sommet de Sotchi sur la Syrie

Une femme syrienne réfugiée dans un camp au Liban, le 16 novembre 2017. Un sommet crucial Turquie-Russie-Iran sur la Syrie se tiendra à Sotchi le 22 novembre 2017.
Une femme syrienne réfugiée dans un camp au Liban, le 16 novembre 2017. Un sommet crucial Turquie-Russie-Iran sur la Syrie se tiendra à Sotchi le 22 novembre 2017. REUTERS/Ali Hashisho
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les chefs de la diplomatie russe, iranienne et turque se sont réunis ce dimanche 19 novembre en Turquie pour s'entretenir de la Syrie, à quelques jours d'un sommet trilatéral crucial consacré à ce pays déchiré par la guerre.

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Le Russe Sergueï Lavrov, l'Iranien Mohammad Javad Zarif et leur hôte turc Mevlüt Cavusoglu se sont retrouvés ce dimanche 19 novembre à Antalya (sud de la Turquie) pour une réunion à huis clos qui a débuté en fin de matinée, a indiqué un haut responsable turc, sans fournir davantage de détails. Cette réunion visait à préparer un sommet qui se tiendra mercredi 22 novembre dans la station balnéaire russe de Sotchi en présence des présidents russe Vladimir Poutine, iranien Hassan Rohani et turc Recep Tayyip Erdogan, dont les pays jouent un rôle important en Syrie.

« Zones de désescalade »

Moscou, Téhéran et Ankara parrainent ainsi un accord visant à réduire l'intensité des combats pour préparer le terrain à une solution politique au conflit syrien qui a fait plus de 330 000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis mars 2011. Cet accord d'Astana, du nom de la capitale kazakhe où il a été négocié, a permis d'instaurer des « zones de désescalade » prévoyant l'arrêt des combats. Dans ce cadre, la Turquie a notamment déployé des troupes dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest).

Critiques en sourdine

La Russie et l'Iran soutiennent le président syrien Bachar el-Assad, alors que la Turquie appuie les rebelles qui cherchent à le renverser, même si Ankara a mis en sourdine ces derniers mois ses critiques les plus dures à l'endroit du régime de Damas. Malgré leurs positions contradictoires, la Turquie et la Russie, qui ont traversé une grave crise diplomatique après que l'aviation turque eut détruit en novembre 2015 un appareil russe au-dessus de la frontière syrienne, ont mis ces derniers mois leurs différends de côté pour coopérer sur le dossier syrien.

Les trois diplomates en chef se sont entendus sur « tous les points clés », a indiqué dans un communiqué M. Lavrov, sans davantage de précisions. « Grâce au processus d'Astana, nous avons permis d'affermir le cessez-le-feu sur le terrain à l'aide des "zones de désescalade" », a déclaré de son côté M. Cavusoglu après la réunion à Antalya, selon des propos rapportés par l'agence de presse étatique turque Anadolu.

(avec AFP)

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