Proche-Orient

Le Fatah et le Hamas reportent au 10 décembre le transfert des pouvoirs à Gaza

Azzam al-Ahmad, du Fatah (à droite), et Saleh al-Aruri, du Hamas (à gauche), signant un accord de réconciliation au Caire le 12 octobre dernier.
Azzam al-Ahmad, du Fatah (à droite), et Saleh al-Aruri, du Hamas (à gauche), signant un accord de réconciliation au Caire le 12 octobre dernier. KHALED DESOUKI / AFP

La date avait été fixée et consignée dans un accord le 12 octobre dernier. Après dix ans de contrôle, le Hamas devait transférer à l'Autorité palestinienne le pouvoir dans la bande de Gaza d'ici demain, vendredi 1er décembre. Mais ces derniers jours, les désaccords entre les deux parties s'exprimaient de plus en plus clairement. Finalement, elles se sont mises d'accord dans la nuit pour reporter ce transfert au 10 décembre. Un report qui permet d'éviter le scénario du pire.

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Avec notre correspondant à JérusalemGuilhem Delteil

Ces derniers jours, le ton était monté entre les deux parties. Fatah et Hamas s'accusaient mutuellement de ne pas respecter leurs engagements. D'après le ministre des Affaires civiles, le Hamas n'avait cédé que 5 % du contrôle du territoire. L'Autorité palestinienne avait même été jusqu'à demander à ses fonctionnaires, écartés par le mouvement islamiste lors de sa prise de pouvoir, de reprendre leurs fonctions.

Ce mercredi 29 novembre, plusieurs d'entre eux se sont donc présentés devant des ministères de Gaza et ont été empêchés d'entrer par des employés du Hamas. Aux yeux du mouvement islamiste, cette démarche de l'Autorité palestinienne était contraire aux engagements contenus dans l'accord du Caire du 12 octobre, le sort des fonctionnaires devant être décidé par un comité administratif d'ici le mois de février.

Depuis le début de la semaine, des délégués du médiateur égyptien sont présents à Gaza. Et face à l'opposition des deux camps de plus en plus clairement exprimée, l'Egypte, qui joue le rôle de médiateur, a réuni les factions mercredi soir. Pour éviter de faire dérailler un rapprochement jugé crucial par l'émissaire des Nations unies, les parties ont accepté de surseoir au transfert des pouvoirs jusqu'au 10 décembre. Le ton devrait ainsi redescendre. Mais les divisions, elles, sont toujours aussi profondes.

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