Accéder au contenu principal
Syrie

Syrie: des cas médicaux critiques évacués de la Ghouta assiégée

Des civils viennent en aide à un blessé à Hamoria à l'est de Ghouta (Damas), le 3 décembre 2017.
Des civils viennent en aide à un blessé à Hamoria à l'est de Ghouta (Damas), le 3 décembre 2017. REUTERS/Bassam Khabieh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des travailleurs humanitaires ont débuté l'évacuation médicale en urgence de la Ghouta orientale, zone rebelle assiégée près de Damas, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge ce mercredi 27 décembre. Cette opération intervient après des mois d'attente pendant lesquels au moins 16 personnes sont mortes, selon l'ONU.

Publicité

De notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’évacuation des cas médicaux critiques vers Damas a reçu l’approbation des autorités syriennes après de longues négociations. Les opérations sont menées par le Croissant-Rouge syrien, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d’autres organisations humanitaires. D'après Elodie Schindler, porte-parole du CICR, quatre personnes, dont trois enfants, ont déjà été évacuées avec leur famille dans la nuit de mardi à mercredi. En vertu de l'accord passé entre ONG et autorités, 25 autres suivront dans les jours qui viennent.

D'après Salam Kawakibi, chercheur en sciences politiques et directeur adjoint de l'Initiative arabe pour la réforme, « plus de 500 cas très graves à évacuer » ont été recensés, car « il manque toutes les formes de soins » dans la ville. Elodie Schindler confirme que « les besoins médicaux sont beaucoup plus importants » que ce qui est couvert par l'accord, qui constitue tout de même « une étape très positive ».

Ce déblocage constitue une lueur d’espoir pour les 400 000 personnes assiégées dans cette région située à l’est de Damas, sous le contrôle des rebelles. Selon l’ONU et d’autres organisations, la population de la Ghouta souffre de pénurie de tous genres. Des cas de famine auraient même été signalés. Une « situation extrêmement critique en terme de nourriture, de carburant » que le CICR considère comme particulièrement grave à l'arrivée de l'hiver.

Les rebelles accusent les forces gouvernementales d’imposer un blocus hermétique à la région, interdisant l’entrée des produits alimentaires, des médicaments et du carburant. Le régime, lui, affirme que les groupes armés stockent la nourriture, le mazout et les produits médicaux pour leurs propres besoins. Dans les deux cas, c’est la population civile qui paie le prix de ce conflit.

La région de la Ghouta orientale :

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.