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Iran

Manifestations en Iran: Rohani rejette la violence et les critiques de Trump

Le président Hassan Rohani.
Le président Hassan Rohani. REUTERS/Erhan Elaldi/Pool
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Hassan Rohani a rejeté « la violence et la destruction de biens publics » lors de manifestations, ce 31 décembre 2017, dans une déclaration rapportée par la télévision d’Etat. Le président iranien a en revanche affirmé qu’il fallait créer « un espace pour que les partisans de la révolution et le peuple puissent exprimer leurs inquiétudes quotidiennes ». Il a en outre dénoncé les critiques du président américain Donald Trump envers son gouvernement.

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Quatre jours après le début des manifestations contre le pouvoir, mais aussi les difficultés économiques qui ont touché de nombreuses villes de province mais aussi Téhéran, le président Hassan Rohani a pris la parole pour rejeter les violences tout en prônant des espaces pour que les gens puissent exprimer leurs critiques.

« Il faut créer les conditions pour la critique, les protestations légales, y compris des manifestations et des rassemblements légaux », a ajouté le président, qui a toutefois rejeté l'utilisation de la violence et la destruction des biens public.

« Le peuple est totalement libre pour exprimer ses critiques (...) mais il faut faire attention pour que ces critiques soient de sorte qu'ils permettent d'améliorer la situation du pays et la vie des gens », a dit encore Hassan Rohani qui intervenait au Conseil des ministres.

Les slogans qui ont été lancés par les étudiants à l'université de Téhéran étaient très significatifs. Ils disaient "réformateurs, conservateurs, le jeu est terminé".

Afchine Alavi, porte-parole du Conseil national de la résistance iranienne

Ces déclarations interviennent alors que le ministre de l'Intérieur a mis en garde les manifestants qui utilisent la violence en affirmant qu'ils allaient en payer le prix.

Deux manifestants ont été tués par balles samedi soir à Doroud, dans l'ouest du pays. Des banques et des bâtiments publics ont été pris pour cibles.
Des manifestations contre la politique économique du président Rohani. Il est accusé de ne pas avoir appliqué ses promesses électorales.

Le gouvernement a limité l'accès aux réseaux sociaux pour tenter d'empêcher de nouvelles protestations.

Trump «n'a pas le droit de compatir avec le peuple iranien»

Hassan Rohani a également dénoncé les déclarations du président américain Donald Trump qui avait affirmé que « le gouvernement iranien devrait respecter » les droits des manifestants qui protestent contre le pouvoir et l'austérité économique.

« Ce monsieur aux Etats-Unis, qui veut monter de la sympathie à l'égard du peuple iranien, oublie qu'il l'a traité de terroriste (...) », a jugé Hassan Rohani. Trump « n'a pas le droit de compatir avec le peuple iranien ».

Les sanctions américaines ont empêché de gros investissements étrangers, notamment européens, en Iran. De ce fait, Rohani n'a pas pu tenir ses promesses électorales, qui consistaient essentiellement à améliorer la situation économique du pays.

Azadeh Kian, professeure de Sciences politiques à l'université Paris Diderot

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