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Syrie

Syrie: les combats continuent, l'opposition boycotte la réunion de Sotchi

La ville de Maaret al-Numan, dans la province d'Idleb, le 3 janvier 2018 après des frappes aériennes.
La ville de Maaret al-Numan, dans la province d'Idleb, le 3 janvier 2018 après des frappes aériennes. OMAR HAJ KADOUR / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

L’opposition syrienne boycotte la réunion de Sotchi. Organisée par la Russie, cette dernière se tient à partir de la semaine prochaine. L’opposition et les représentants de Bachar al-Assad étaient déjà réunis vendredi 26 janvier à Vienne, sous l’égide de l’ONU qui enverra également un émissaire à Sotchi. Une rencontre qui fut vaine.

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Après l'échec des négociations de Genève, vendredi, l'opposition syrienne annonce qu'elle ne se rendra pas à Sotchi, en début de semaine prochaine. Un congrès sur la Syrie est organisé par la Russie dans cette ville balnéaire, dans le cadre du processus dit d'Astana.

L'opposant syrien Georges Sabra, en août 2017 à Riyad, en Arabie saoudite.
L'opposant syrien Georges Sabra, en août 2017 à Riyad, en Arabie saoudite. FAYEZ NURELDINE / AFP

Selon George Sabra, membre de l’opposition syrienne, le régime de Damas et ses alliés ne peuvent pas d’un côté vouloir instaurer un dialogue pour mettre fin au conflit, et de l’autre poursuivre leurs offensives contre les civils syriens.

« Nous ne pouvons pas, en tant qu’opposants syriens, ignorer la volonté du peuple, dit-il. Sur le terrain, les combats se poursuivent quoi qu’on fasse. Qu'on décide de discuter ou non avec le régime, rien n’arrête la machine de guerre. »

« En 2016, en 2017, continue M. Sabra, on a accepté de dialoguer et pendant ce temps, des villes syriennes étaient assiégées et bombardées à l’aide d’armes chimiques comme à la Ghouta, près de Damas. Alors qu’on avait conclu des accords de cessez-le-feu. »

Pendant ce temps, les offensifs du régime Assad battent leur plein

Selon l'opposant, « le régime et ses alliés utilisent ces processus de négociations, ces conférences internationales, comme une couverture politique.
D’un côté, ils montrent qu’ils sont disposés au dialogue et de l’autre, ils poursuivent leurs crimes sur le terrain.
 »

Ce samedi, les combats se poursuivent d'ailleurs. Dans la Ghouta orientale, les pilonnages des forces de Bachar el-Assad continuent. Des affrontements sont également signalés plus au nord, dans la province d'Idleb.

Depuis fin décembre, l'armée syrienne soutenue par ses alliés russe et iranien y mène une vaste opération. Objectif : reprendre la région actuellement contrôlée par des groupes rebelles de l’opposition et des groupes jihadistes.

Malgré le découragement de l'opposition, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a décidé d'envoyer son émissaire pour la Syrie Staffan de Mistura au congrès de paix organisé en Russie la semaine prochaine.

Les avions de combat russes, ont bombardé tôt ce samedi matin, la ville de Jisr Al Choghour, dans la province d’Idlib. Il y a des morts et de nombreux blessés. La ville voisine de Saraqeb a également été visée par des frappes aériennes mais heureusement il n’y a pas eu de victimes. Sur le terrain, les affrontements se poursuivent autour d’Abou Douhour. C’est là que se trouve le front, avec d’un côté les forces du régime et de l’autre les groupes de l’opposition armée. Les forces du régime ont une couverture aérienne. Elles sont appuyées par l’aviation russe, qui contraint les groupes rebelles au repli. L’armée syrienne étend de plus en plus son contrôle sur la région, grâce au soutien de ses alliés. En plus, maintenant, le régime a entre les mains un aéroport militaire stratégique dans la région

Fadi al-Maari, militant de l’opposition à Idleb joint par RFI

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