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Syrie / Turquie

Syrie: la Turquie avertit Damas contre une aide du régime aux milices kurdes

Des combattants de l'Armée syrienne libre, soutenus par la Turquie, près d'Afrin, le 19 février 2018.
Des combattants de l'Armée syrienne libre, soutenus par la Turquie, près d'Afrin, le 19 février 2018. REUTERS/Khalil Ashawi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le ministre turc des Affaires étrangères a mis en garde lundi 19 février contre toute intervention de forces progouvernementales syriennes aux côtés des milices kurdes à Afrine. Il a réfuté toute possibilité que quiconque puisse stopper l’offensive turque contre les forces kurdes dans la région.

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« Si le régime entre pour protéger les YPG, personne ne pourra arrêter la Turquie ou les soldats turcs. Cela est valable pour Afrin, pour Minbej et pour l'est de l'Euphrate. ». Sans ambages, Mevlüt Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque, a réagi ce lundi à l'arrivée imminente, annoncée par un média d'Etat syrien, de forces progouvernementales dans la région d'Afrine pour s’opposer à l'offensive turque contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

« Si le régime entre pour nettoyer [la région] du PKK/YPG, il n'y a pas de problème », a ajouté le ministre au cours d’une conférence de presse. La Turquie considère les YPG, alliés des Etats-Unis, comme « terroristes » et les associe systématiquement aux Kurdes turcs du PKK dans ses discours.

L'agence officielle syrienne Sana avait annoncé plus tôt que « les forces populaires vont arriver à Afrin dans les prochaines heures pour soutenir ses habitants contre l'attaque du régime turc », sans mentionner un déploiement de l'armée régulière syrienne. Des déclarations qui font suite à l’annonce de la signature d’un accord entre l’armée et les milices kurdes, deux jours plus tôt.

« Agression » turque dans la région

L'armée turque, appuyée par des rebelles syriens, mène depuis début 2018 une offensive terrestre et aérienne dans la région pour en chasser les YPG. Une « agression » d'Ankara à Afrin déjà dénoncée par Damas sans pour autant, jusque-là, mention explicite d’une intervention syrienne.

Afrin est, depuis 2012, une région autonome qui échappe à l’autorité de Bachar el-Assad. Le commandant des YPG, Sipan Hamo, avait déclaré mi-février que ses forces n'avaient « aucun problème » avec une intervention militaire du régime syrien « pour défendre Afrine et sa frontière face à l'occupation turque ».

(avec AFP)

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