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Israël / Migrants

Israël: 750 migrants africains menacés d'expulsion en grève de la faim

Des migrants africains marchent du centre de détention de Holot vers la prison de Saharonim, le 22 février 2018.
Des migrants africains marchent du centre de détention de Holot vers la prison de Saharonim, le 22 février 2018. MENAHEM KAHANA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Près de 800 personnes ont manifesté ce jeudi matin dans le sud d’Israël, essentiellement des migrants originaires d’Erythrée et du Soudan menacés d’expulsion par le gouvernement. L'exécutif israélien entend refouler près de 40 000 Africains entrés illégalement sur le territoire. Il leur propose un départ dit « volontaire » vers un autre pays ou une incarcération pour une durée indéterminée. La manifestation a eu lieu devant la prison de Saharonim, à la frontière égyptienne. C’est là qu’ont été incarcérées depuis mardi 20 février les 18 premières personnes à être arrêtées dans le cadre de la mise en place de ce plan. En solidarité, près de 750 migrants ont entamé une grève de la faim.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

« Ce n'est pas facile de faire une grève de la faim » témoigne Testazgi Asgodom. Mais depuis mardi, cet Erythréen et les 750 autres détenus du camp de Holot ont cessé de s'alimenter. Ce centre de semi-détention a été créé pour regrouper une partie des Soudanais et Erythréens arrivés illégalement en Israël. C’est dans ce centre qu'ont été arrêtés depuis le début de la semaine dix-huit personnes.

A Holot, 150 autres détenus sont sous le coup d'une procédure d'expulsion. Alors, quand les premières personnes ont été arrêtées, tous les autres occupants de ce centre de semi-détention se sont montrés solidaires. « Tout le monde est venu à la manifestation et tout le monde est en grève de la faim. C'est notre force », affirme Testazgi Asgodom.

Les protestataires reconnaissent que les personnes arrêtées avaient été prévenues de la mise en place du plan du gouvernement. Mais ils dénoncent une brutalité de la part des autorités.

« On ne nie pas qu'ils ont reçu une mise en demeure il y a un mois. Mais cette mise en demeure ne disait pas qu'ils seraient emprisonnés à Saharonim s'ils refusaient l'expulsion. C'était une convocation pour une nouvelle audience afin de savoir s'il y avait leur décision avait changé », dénonce Testazgi Asgodom.

Les grévistes de la faim réclament le retour à Holot des personnes incarcérées et qu'elles puissent récupérer leurs effets personnels qu'elles n'ont pu rassembler avant de partir en prison.

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